AMERICAN ULTRA (2015)

Ouais…Alors j’ai pas du tout accroché au délire. Ça m’a hyper gonflé et j’ai très peu ri dans cette comédie d’action qui parodie et se moque allégrement des conneries typiques du genre action.

Mike (Jesse Eisenberg) mène une vie posée avec sa petite amie Phoebe (Kristen Stewart). Mais ce soir, ils sont la cible d’une mystérieuse opération gouvernementale visant à les éliminer. Mike est en fait un agent dormant de la CIA dont la mémoire a été effacée et il est le premier surpris de découvrir que ses capacités de combat insoupçonnées peuvent le transformer en arme de destruction massive prête à tout fumer sur son passage…

American teenage!!!!

Je ne nierai pas qu’il y a une certaine alchimie dans le couple Eisenberg/Stewart qui permet de faire tenir l’ensemble du film avec leur pastiche d’ados grunges totalement camés mais cela n’a pas suffi à me motiver devant cette œuvre bizarre mélangeant allégrement les genres. A la fois thriller d’espionnage et comédie d’action, j’ai eu bien du mal à me retrouver dans ce délire survitaminé qui part dans tous les sens en se moquant des films d’action. Effectivement, le film semble clairement se moquer du genre en  caricaturant à outrance ce qui paraît comme grotesque dans ces films. Des méchants bien clichés, des invraisemblances de complots gouvernementaux au sein de branches importantes sans que cela ne choque personne, le fait que les agents de la CIA puissent faire n’importe quoi, quand ils le veulent, où ils le veulent, manipuler les médias en claquant des doigts, se trahir non-stop sans rendre de comptes à personne, les invraisemblances des combats où un petit mec arrive à dézinguer des mecs surentrainés avec un poêle…Bref, tout ceci est moqué dans ce film. Et ça aurait dû me plaire donc…Mais non. Je me suis ennuyé.

Et voici le tombeur de ces dames!

Déjà, je trouve la façon de filmer bordélique. Les scènes d’action sont filmées à la manière Jason Bourne et je n’aime pas ça. Les plans sont trop rapprochés, tout est trop cuté, et l’on y comprend rien. Alors oui, cela donne une dimension survitaminée au film mais ce fut désagréable pour moi. Le délire avec l’immersion visuelle et tout ce qui s’en suit, les néons, le côté flashy et coloré pour transmettre une notion de fun, ça m’a fatigué et semblé trop factice. Je ne vois pas en quoi cela a servi le long métrage.

La belle et la bête.

Le film n’assume pas ses excès et son côté parodique, devenant finalement un film très convenu cédant trop facilement aux codes du genre. C’est fort dommage car il n’en devient qu’un objet filmique aux mêmes tenants , aboutissants et ressorts que les films dont il se moque. On a donc une œuvre qui se marre mais pas trop. Qui ne va pas jusqu’au bout de ses idées, se rangeant au fil de l’histoire de plus en plus vers un classicisme éprouvé.

Adrieeeeeeeeeenne!!!!!!

Et puis merde, je n’ai quasiment pas ri là-dedans! C’est tout. Et l’action, mal filmée, ne m’a pas impressionné outre mesure. Alors que retenir de tout ça? Puisque même l’amourette et le côté teen-movie du long métrage ne m’ont pas convaincu? Ben pas grand chose. Un coup d’épée dans l’eau pour moi que ce film qui se rêvait déjà en grand dynamiteur du genre. Le résultat étant bien fade et anecdotique finalement.

Ma note: 4/10.

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