ARRÊT DU RENARD BAVARD

Voilà…Tout est dans le titre…

Cela fait un moment que je ne prends plus plaisir à écrire des articles, à allumer mon ordinateur, à aller regarder si j’ai des commentaires… Tout ceci me fatigue et ne me passionne plus du tout…

Pourtant au départ, tout a commencé plutôt bien. Poussé par ma compagne qui me disait que j’avais des choses à dire, que j’écrivais plutôt bien et patati et patata; voilà-t-il pas qu’elle m’a lancé dans le monde merveilleux et étroit de la blogosphère. Au début, j’écrivais de temps en temps, quand j’en avais envie, sur les films que j’allais voir au cinéma. A ce moment là c’était encore tolérable pour moi.

Puis cette activité est rapidement devenue une contrainte. Déjà, avec ma flemme légendaire et le fait que je me lasse très vite de tout, j’ai rapidement vu les limites de tenir un blog. Puis avec ma propension à toujours voir le négatif des choses, ce milieu m’a de plus en plus dégouté. Avec le procédé du donnant-donnant qui prédomine dans ce petit monde, je fus rapidement blasé.

Commente sur mon blog et je commenterai sur le tien…Fais moi un peu de pub et je parlerai de ton blog…Partage mon article et je daignerai faire un tour sur ton blog…Pubs, promos et amitiés factices virtuelles ponctuent cet univers et tout ça, très peu pour moi. De une, je me fiche d’avoir du monde sur mon blog et tout ce qui est statistiques, visites, popularité, je m’en fous royalement. Et de deux, aller lire des articles qui ne m’intéressent pas ou avoir l’avis de personnes qu je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam, je n’en vois pas l’intérêt.

Il y a un petit côté hypocrite consensuel entre les blogueurs dans ce milieu qui me répugne et duquel je me suis vite détaché faisant fi des méthodes et procédés en cours pour que mon blog fonctionne. Et ce qui devait arriver arriva. Mon blog devint une contrée désertée parsemée de quelques irréductibles qui venaient encore lire par curiosité  les quelques articles de la bête mourante.

Si ce n’était que ça, cela ne m’aurait pas dérangé. Mais avec ma nouvelle situation familiale, avec mon job, et surtout avec mon côté misanthrope; écrire était devenu une torture. Je me suis rapidement senti de plus en plus esclave de mon blog. Le Renard Bavard était devenu une sorte de prison sociale dans laquelle j’avais accepté de façon tacite de m’enfermer. Quand on enchaîne des horaires de travail totalement désorganisés, des tâches à accomplir à la maison, plus tout ce qui est de s’occuper de son enfant; on a vraiment du mal à se dégager du temps libre. Du temps pour soi. Et quand on a 2 heures dans la journée où l’on peut jouir de notre existence, l’on a pas envie de la passer à écrire des articles insignifiants. Moi, j’avais plutôt envie de mater un film, de lire, de sortir… Et pas de passer ce temps devant mon clavier. Lorsque je revenais du cinéma, souvent l’idée de devoir écrire un article sur le film que je venais de voir me gonflait. Je préférais profiter de mon temps autrement. Et comme on dit, quand on ne prend plus de plaisir à faire quelque chose, c’est qu’il faut arrêter.

Je remercie quand même les 15 pékins qui faisaient encore l’effort de cliquer de temps en temps sur mes articles. Ce fut gentil et cela a transformé les minutes passées à écrire en une chose pas totalement inutile tout compte fait. Même si vain et futile.

Donc voilà, un constat alarmant sur la personne que je suis et sur ma propension à me désintéresser des choses et à abandonner facilement. Je n’ai pas réellement de regrets car je me fiche royalement de voir ce blog tomber dans les limbes de l’internet. Un aveu d’impuissance aussi sur le fait de gérer mon temps, ma vie… Je préfère m’adonner à d’autres choses. D’autres préoccupations me semblent plus intéressantes que ça. Je le savais que ce serait compliqué, surtout après avoir eu un enfant. Mais j’ai tenté l’aventure. Celle-ci doit donc s’arrêter car je n’ai plus la volonté et la motivation de la poursuivre. D’ailleurs, j’ai de plus en plus de mal à me libérer des créneaux pour aller au cinéma. C’est ça être papa et avoir un métier qui relève plus de l’esclavage moderne. J’ai signé et accepté ça, j’assume maintenant et j’en paye le prix. Puis avec mon éternelle habitude d’être blasé de tout et d’être renfrogné, avec mon expérience cinéma de plus en plus cynique; j’ai toujours plus de mal à m’enthousiasmer pour un film ou a être agréablement surpris. Je suis totalement désabusé à ce sujet. Alors à quoi bon????

Je ne ferai pas de constat du genre: « ce fut une expérience enrichissante » parce que ce n’est pas vrai. Tout simplement. Tenir un blog ne m’a rien appris et ne m’a certainement pas enrichi de quelque manière que ce soit. Ce fut une expérience rapidement pénible et désagréable qui m’a conforté dans ce que je pensais de moi et de ce milieu. Rien de bien folichon, vous le devinerez aisément.

Voilà, clap de fin pour le blog. Puis, qui sait, si jamais une étincelle de passion venait à se rallumer en moi, peut-être que vous pourriez retrouver un de mes articles sur le blog du Petit Pingouin Vert…Sait-on jamais…Mais cela me paraît peu probable tant l’idée d’écrire à nouveau me fatigue…

Bien, au revoir à toutes et tous. Bye bye. Bonne continuation à vous. Et moi je vais continuer de mener ma barque pépère dans cette vie ou ailleurs. See you in another life comme ils disent dans Lost.

6 réflexions au sujet de « ARRÊT DU RENARD BAVARD »

  1. Je faisais partie des 15 pékins qui venaient jeter un œil à tes écrits même si je dois avoir du retard et suis donc déçue, mais j’apprécie ton honnêteté 🙂
    Je te comprends et je constate certaines choses que tu déplores, mais je pense qu’à partir du moment où on se moque des statistiques, on peut sans soucis éviter les visites imposées sur les autres blogs…
    Pour le côté, « je me lasse de tout et vite », je suis un peu beaucoup comme toi et seule la lecture a pu échapper à cette tendance alors je m’accroche 🙂 Mais je n’ai pas d’enfant et si j’en avais, je ne pense pas que j’aurais la force de continuer mon activité bloguesque…
    Bref, désolée de savoir que le renard n’est plus bavard dans la vie virtuelle, mais contente que tu tournes la page sans regret d’une expérience qui ne s’est pas avérée enrichissante pour toi.

    1. Merci pour tout chère « pékin » lol. Et oui, je n’ai aucune motivation pour rien et une flemme légendaire. le temps de ce blog était donc compté. Et je pars clairement sans regret car passer des minutes à réfléchir à quoi écrire ne me manquera pas du tout. Que de temps perdu…

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