ASH VS EVIL DEAD (depuis 2015)

J’ai vu avec grand plaisir les deux premières saisons de ce show horrifico-comique. Et pourquoi donc? Car retrouver le personnage emblématique de Ash (impayable Bruce Campbell), 30 ans après le fameux Evil Dead au cinéma, est un véritable bonheur!

Toujours aussi débile, toujours aussi obsédé, Ash revient avec de la bedaine et quelques cheveux gris prêt à tronçonner du zombie/démon/objet quelconque animé de vie et c’est le pied! Oh bordel que c’est bon! Si vous aviez aimé l’esprit des films Evil Dead (surtout les 2 et 3) ainsi que des films comme « Braindead » ou le plus récent « Jusqu’en Enfer », vous ne pourrez qu’être conquis par cette série qui retrouve les délires cartoonesques de ces films.

Les bonhommes sont pas là pour rigoler…

Effectivement, Sam Raimi, le papa des Evil Dead, est de retour aux manettes (en tout cas pour le début du show et après de loin, le tout étant chapeauté par son frangin) et cela se ressent. Qu’il est bon de voir l’utilisation des effets spéciaux réduite à son strict minimum et de renouer avec les maquillages, costumes en latex qui contribuent à apporter un côté certes kitsch et factice mais tellement plus organique aussi. Je vous le dis on se croirait de retour aux années 80. Groovy baby, comme dirait Ash!

C’est juste excellent tant l’esprit de base est respecté. C’est gore, exagérément gore, très trash et surtout vraiment de mauvais goût. On ne peut qu’être écœurés par certains épisodes (ahlalah, la scène de la morgue en saison 2…) mais aussi totalement décontenancés et surpris par l’audace des auteurs. Non mais la marionnette Ashy Slashy ou la voiture tueuse possédée c’est tellement du grand n’importe quoi mais c’est aussi tellement jubilatoire. Du fun donc qui ne se met aucune limite. Et c’est ce que l’on veut quand on connaît l’esprit Evil Dead!

Chucky peut aller se rhabiller à côté de cette poupée!

L’histoire tient évidemment sur un post-it. Ce con de Ash relit le Nécronomicon par inadvertance un soir de beuverie dans le but d’impressionner une nana. Il réveille du coup à nouveau les forces maléfiques et va devoir alors tout mettre en œuvre pour les renvoyer d’où elles viennent. Il sera accompagné pour cette tâche ingrate de Pablo, un immigré bien naze qui sera le souffre douleur en chef de Ash et qui subira réflexions racistes sur réflexions racistes et de Kelly, bonasse de circonstance qui se tapera moult réflexions misogynes toujours de la part de Ash, of course. S’ajoutera par la suite Ruby, interprétée par Lucy Lawless (mais si, vous vous souvenez de Xena la guerrière, et ben c’est elle!) que l’on prend bien du plaisir à revoir à l’écran.

Et ben ils sont beaux les sauveurs de l’humanité.

Toute cette petite bande va joyeusement s’amuser à déchiqueter du « Deadite » comme ils aiment à les appeler en se retrouvant toujours recouverts d’hémoglobine et d’entrailles. Cela ne vole pas haut mais c’est tellement cartoonesque et improbable que l’on s ‘amuse comme des enfants devant un fantasme subversif régressif. C’est bas de plafond (parfois énormément tant les allusions en dessous de la ceinture sont légions) mais c’est de bon cœur que l’on accepte ce registre. Attention, par contre, les réalisateurs des épisodes n’en oublient pas moins la trame horrifique de ce délire et n’hésitent pas à user des codes des films d’horreur avec brio pour tout de même réussir à faire passer l’effroi et l’angoisse dans certains épisodes. C’est un mélange savamment dosé entre délire et horreur que nous avons là et le cocktail détonnant prend vachement bien.

Mwouhahaha j’ai vraiment la même troche que cette marionnette???

On pourra être chafouin d’une histoire très alambiquée et parfois énormément tirée par les cheveux servant de prétexte à plus de délires improbables mais l’on ne niera pas le plaisir évident de retrouver le chalet emblématique de la série de films et surtout celui de revoir son protagoniste principal encore plus emblématique pour tout geek qui se respecte. C’est du tout bon, un gage de respect du terreau originel exemplaire ainsi qu’un défouloir rafraichissant même si l’on frôle parfois l’indigestion. A voir tout de même en acceptant de retomber dans une adolescence puérile et outrancière 😉

Ma note: 8/10.

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