BIG MOUTH- Saison 1

Série animée de Netfilx parue en 2017, Big Mouth est une série proche de ce que l’on peut trouver avec les Simpson, South Park ou encore BoJack Horseman niveau humour.

Elle raconte le début de la puberté de deux jeunes garçons, Nick et Andrew, qui vont devoir composer avec tous les changements que cela implique. Érections et éjaculations inattendues, intérêt soudain pour la gente féminine, découverte du monde de la pornographie (merci internet) et surtout devront faire de pair avec l’envahissant monstre hormonal qui ne leur laissera aucun répit.

Et en 10 épisodes seulement pour cette première saison, l’on peut dire que le show a trouvé son style et son humour. C’est forcément très en dessous de la ceinture (avec une série sur la puberté on y échappe pas) et c’est carrément très osé. Mais vraiment! On part parfois dans de l’extrêmement trash entre un ado qui éjacule dans ses chaussettes jusqu’à l’usure car il est devenu accro aux sites porno ou entre celui qui a des rapports quotidiens avec son oreiller; la série ne nous épargne rien sur cette formidable période de la vie.

On tombe aussi facilement dans l’absurde total et l’on ne cherche même plus forcément à trouver un sens à ce qui se passe tant le n’importe quoi semble s’installer dans le réel. Rien qu’à voir cet épisode où la statue de la liberté parle des menstruations ou celui dans lequel un oreiller met bas suite aux nombreux rapports sexuels qu’il a subis avec son ado en chef…Bref, c’est donc de très bon goût comme vous le voyez…

Le raffinement à l’état pur.

Niveau humour, c’est assez chancelant. Si c’est parfois hilarant, il faut dire que c’est assez vite lourd tant les allusions sexuelles sont redondantes. Par exemple le monstre hormonal est une bonne idée mais il est vite saoulant tant il ne peut s’empêcher de sortir des trucs salaces à chacune de ses apparitions. Bon, c’est son rôle aussi mais bon.

Hey, je suis le monstre hormonal et tes nuits vont être un enfer lacté!

La personnification des objets et surtout des organes génitaux c’est vraiment assez osé je trouve et placé de manière toujours drôle et inattendue par contre. Je trouve que l’humour est étrangement dosé au fil de la saison. Certains épisodes brillent par leur inventivité et leur originalité très culottée tandis que d’autres sont à la limite de l’ennuyeux….Dommage.

Coucou, c’est moi ton vagin, comment va?

Bien évidemment la force d’une série comique c’est avant tout son univers et surtout les personnages secondaires qui gravitent autour du casting principal. Et ici aussi, il y a du bon comme du mauvais. Si dans une série comme les Simpson c’est du tout bon (Skinner, Wiggum, Burns et tant d’autres; bref, une référence niveau personnages secondaires hilarants!), dans Big Mouth c’est plus mitigé. Il y a forcément le reste de la classe d’Andrew et Nick qui propose son lot de personnages. Avec les filles Jessi et Missy qui ont elles aussi droit à leur monstre hormonal version féminine mais aussi Jay l’apprenti magicien pervers et malaisant; le casting de jeunes est fourni et impeccable. Sinon il y a le coach Steve avec qui j’avais du mal au début mais qui m’a conquis en fin de série avec son personnage ultra solitaire et toujours positif dans la loose ainsi que le père d’Andrew en cliché du juif toujours colérique et aigri; personnages secondaires qui m’amusent énormément. Par contre je déteste le personnage du fantôme de Duke Ellington que je trouve vraiment nul et ennuyeux. Je trouve chiant chacun de ses passages à l’écran. Je ne comprends vraiment pas l’apport comique de celui-ci. Et on le voit bien trop souvent à mon goût alors que son apport à l’histoire est anecdotique voire inutile.

Le coach Steve aussi connu sous le nom de « roi de la classe ».

Au final, la saison 1 me laisse avec une impression de série bancale, pas encore parfaitement maîtrisée. Si je loue l’audace poussée toujours plus loin ainsi que certains personnages vraiment bien trouvés, j’attends de voir si la saison 2 saura confirmer les bonnes choses ou continuera dans cette voie mitigée sans jamais vraiment réussir à se lancer et trouver un rythme convaincant.

Ma note: 7/10.

 

Laisser un commentaire