BoJack Horseman (2014)

Salut les aminches! Aujourd’hui je vais vous faire découvrir une série que j’adore et dont j’attends plus qu’impatiemment la prochaine saison. Encore une série Netflix, mais une série animée cette fois. Et quelle série animée!
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BoJack Horseman est un cheval humanoïde qui vit dans un monde identique en tous points au nôtre au détail près que dans son monde les animaux sont tous humanisés. Ils parlent, s’habillent, se déplacent et vivent comme des humains. Il n’y a pas d’animaux à l’état sauvage sauf s’ils ont été conditionnés pour être élevés dans des fermes et consommés (ce que l’on découvre dans le dinguissime épisode où une sorte de poule zombie s’échappe d’un complexe agricole). Donc comprenez par là que les habitants de ce monde ne sont pas végétariens mais mangent leurs congénères en gros. Une sorte de cannibalisme décomplexé. Et ce n’est pas le plus dingue de cet univers rocambolesque! Bref, je m’égare. Revenons à BoJack.
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BoJack est un acteur. Acteur sur le déclin qui se raccroche à un succès passé du début des années 90: Horsin’ around, une sitcom débile dans laquelle un cheval célibataire recueille trois enfants chez lui. Cette série l’a rendu mondialement célèbre et lui a assuré une fin de vie confortable dans une luxueuse villa hollywoodienne. Seulement BoJack est malheureux. Il court derrière le succès et la reconnaissance en pure perte. véritable has-been dans le milieu, il n’est plus pris au sérieux. Et ce n’est pas son coloc’ abruti, Todd, qui va l’aider à se sentir mieux (incarné par Aaron Paul de Breaking Bad). Odieux avec sa manager, amie et occasionnellement petite amie, imbuvable avec son entourage, détestable avec ses quelques fans restants; BoJack est terriblement antipathique. Mais c’est pour ça qu’on l’aime!
Imaginez un Californication en série animée et vous avez BoJack Horseman!
BoJack fait indubitablement penser à Hank Moody de par ses excès d’alcool, de drogues et de sexe et aussi de par son côté désabusé et autodestructeur. Et c’est drôle! Déjanté! Fun! Culotté! Audacieux! Frais!
De l’humour noir, de l’humour absurde (grâce surtout à cet univers d’animaux humanisés) et en plus pas mal de réflexions et d’attaques sur le showbiz et la soif de reconnaissance. Les réseaux sociaux, les médias, tout ce qui touche à l’intimité et l’intégrité des individus dans notre monde moderne en prend pour son grade.
Ce qui est fort dans cette série c’est que bien que BoJack soit un être détestable (il le reconnaît lui-même dans ses rares moments de lucidité) on arrive à très vite s’attacher à lui. L’empathie apparaît assez vite car il est aisé de le comprendre. Dépassé par un monde qu’il ne comprend pas, où tout est jetable très rapidement; il cherche juste a ètre apprécié pour l’individu qu’il est réellement.
La série ne se contente pas de nous faire rire. Loin de là. Elle nous fait énormément réfléchir et nous fait nous émouvoir à de multiples reprises aussi. Elle sait se faire sérieuse et vraiment mature lorsque le besoin s’en fait sentir.
Du coup, attention, car cette série n’est pas comme les Simpsons puisque les épisodes ne sont pas regardables dans le désordre. Il faut la suivre épisode par épisode car elle a un scénario étiré tout le long de ses trois saisons. Les épisodes ne peuvent pas se regarder indépendamment. Il y a une véritable histoire développée qui fait évoluer les personnages.
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Personnages tous excellents, même les secondaires, je pense surtout à Monsieur Peanutbutter qui de par sa condition de labrador humanoïde a gardé tous les tics du Labrador. Très naïf, très joueur, il s’extasie dès que quelqu’un sonne à sa porte et adore passer sa tête à travers les fenêtres de voiture…vous l’aurez compris, les animaux bien qu’humanisés ont gardé leurs habitudes et caractéristiques animales. Et cela amène à des situations hilarantes. Il y en a tellement. Et les auteurs regorgent d’imagination pour ça!
Je ne m’en lasse pas. Il faut d’ailleurs souvent regarder au second plan ce qu’il se passe pour voir à quel point certaines situations peuvent être absurdes.
Une série délicieuse et intelligente. Encore un succès critique et public pour Netflix. Une valeur sûre. Il faudra certes, peut-être, s’armer d’un peu de patience lors de la première saison pour rentrer dans l’univers de la série et attendre quelques épisodes pour la mise en place avant de vraiment pouvoir apprécier le show. mais le voyage ne peut qu’être fun et rafraîchissant.
Personnellement, je me languis de voir la suite des aventures de BoJack et de ses camarades; persuadé que la spirale d’autodestruction et d’auto-apitoiement va s’amplifier au fil des saisons. Un plaisir coupable. Un délice.

 

Note  8 / 10

6 réflexions au sujet de « BoJack Horseman (2014) »

    1. Perso, je trouve ça mieux qu’american dad. Dans american dad y’a des épisodes où on s’ennuie ferme.
      Mais oui il y a quelque chose dans la patte graphique.

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