Braquage à l’ancienne (2017)

Braquage à l’ancienne, où le nouveau film de Zach Braff (si, si, vous voyez, le héros de Scrubs) et réalisateur des perfectibles mais néanmoins sympathiques Garden State et Le Rôle de ma Vie est une comédie sur trois retraités qui décident de braquer une banque pour se faire justice.
Cela fait plaisir de savoir Zach Braff de retour à la réalisation et surtout de le voir sortir un peu de sa zone de confort avec ce film qui a tout l’air d’une commande de studio. Qu’en est-il du résultat alors?
Et bien malheureusement le film ne va pas au delà de son simple postulat de départ. Braff nous livre une copie propre (trop) et très aseptisée. Un film convenu, consensuel qui se digère et s’oublie très vite après avoir été vu.
On sent qu’il a vraiment livré ce que lui ont demandé les studios sans vraiment y apposer sa patte. Peut-être avait-il besoin de rentrées d’argent afin de financer un projet plus personnel par la suite?
Le film n’est pas mauvais pour autant. C’est juste que la poésie et l’humour absurde caractéristique de Zach Braff sont aux abonnés absents pour ce long métrage. Le film reste une comédie, même s’il fait plus sourire que rire, et pas énormément faut se l’avouer, mais cela s’avère très balisé et très peu inspiré. On est face à une énième comédie de situation américaine. Une sorte de feel-good movie pour toute la famille sans grandes ambitions et sans éclairs de génie comiques.
Le trio de retraités a beau être campé par des acteurs chevronnés (Morgan Freeman, Michael Caine et Alan Arkin) qui n’ont plus rien à prouver, et ils ont beau y mettre toute leur bonne humeur; la fable moralisatrice qu’est Braquage à L’Ancienne peine à vraiment décoller.
La faute au scénario prévisible (rien qu’à la fin, tout le monde sait comment la fillette va agir lorsqu’elle entre dans le gymnase…) et à des « trous d’air » dans l’histoire qui étiolent trop en longueur ce qui pourrait finalement tenir dans une épisode d’une série de 50 minutes.
Niveau réalisation, c’est le minimum syndical. Si l’on peut déceler quelques astuces de mise en scène pour rythmer un peu le tout et donner de l’énergie au film (écran partagé, etc, etc…) je fus étonné de constater quelques grossières erreurs de raccords. A se demander si réaliser ce film a vraiment motivé Monsieur Braff?
Reste une critique plutôt fondée du traitement scandaleux de nos aînés dans une société qui se regarde le nombril et quelques jolis moments évoquant une douce comédie générationnelle.
Le tout s’avère peu inventif finalement et limite paresseux. D’un classicisme presque blasant. Film anecdotique qui ne restera pas dans les esprits.

Ma note: 5,5/10.

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