CARGO (2018)

Un film exclusif Netflix post-apocalyptique avec Martin Freeman en personnage principal! Mais dites moi, c’est que c’est super alléchant tout ça!

Alors l’histoire est simple. Dans un futur indéterminé, quelque part en Australie, un homme, son épouse et leur fille âgée de seulement quelques mois tentent de survivre dans un monde désolé ravagé par une maladie qui semble transformer les humains en genre d’infectés proches de l’état de zombie.

La bonne idée a été de situer l’action de ce film en Australie. Le côté sauvage, aride et dur de ce pays éloigné est parfaitement retranscrit dans ce film et se ressent pleinement tout du long. C’est beau, c’est désert, c’est cool quoi! Autre détail très agréable du film qui pourrait facilement s’embourber dans la mode du énième film post-apo avec des zombies c’est qu’il propose une version différente de nos chers infectés. Je ne me souviens pas en avoir vu agir de la sorte au cinéma ou sur petit écran. Le long métrage propose une autre vision de ces bestioles à la portée ultra commerciale et ça fait plaisir. Ça change quoi. Pour ceux qui connaissent le jeu vidéo « The Last Of Us », ben les zombies m’ont un peu évoqués les monstres de ce jeu.

Le duo qui nous tient tout le film.

Sinon, si vous recherchez du gore, de la tripaille, du sensationnel bien crado zombiesque, passez votre chemin. Le film se permet d’en montrer très peu. De plus suggérer et travailler son ambiance plutôt que d’exposer trop facilement les montres et le sang à l’écran. C’est aussi un point plutôt louable et qui nous sort de la surenchère habituelle.

Après, n’espérez pas non plus d’explications plus que nécessaire. L’origine de l’infection  n’est pas vraiment expliquée si ce n’est qu’il semble y avoir une histoire de forage là-dessous. L’essentiel du film ainsi que son propos est juste les turpitudes d’un père cherchant désespérément à mettre à l’abri son bébé. Un bébé prénommé Rosie mignon comme tout… Et le film se concentre uniquement là-dessus. S’attardant très peu sur le contexte.

Et oui, Martin Freeman arrive à être viril dans ce film.

Et ce n’est pas grave tant le déroulement de l’intrigue est prenant, maîtrisé et bien mené. Comme souvent dans ce genre d’œuvre on découvre qu’il faut avant tout se méfier de l’humain plutôt que des zombies. Il y a beaucoup de faux-semblants, de stratagèmes, etc,etc…Mais la sauce prend. Et bien même. L’on doit cela à la prestation parfaite de Martin Freeman toujours aussi bon (Watson de la série Sherlock Holmes et Lester Nygaard de la série Fargo devant l’éternel). Il porte totalement le film sur son seul nom. Et sa présence crève l’écran. Il est touchant et l’on se désespère avec lui et pour lui. Qu’est ce qu’on voudrait aider ce pauvre homme!

Le film met aussi en avant le côté historique et ancestral de l’Australie. Faisant la part belle au peuple aborigène. Et c’est vraiment une bonne chose. C’est en tout cas assez rare au cinéma pour être signalé.

Cool, des aborigènes intelligents et respectés dans un film!

Donc un film prenant, réussi et assez novateur sur certains points. Dont le succès vaut clairement et surtout par ses acteurs qui sauront émouvoir le spectateur. C’est beau et triste. L’amour d’un père pour son enfant n’aura jamais été aussi puissamment montré à l’écran. Très beau petit film.

Ma note: 8/10.

 

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