CREED (2016)

Creed ou plutôt Creed: L’héritage de Rocky Balboa en France histoire de surfer sur le nom de Rocky afin de faire plus d’entrées au cas où certaines personnes n’auraient pas compris la filiation avec la saga mère…bref…éloignons nous de ces considérations mercantiles et revenons en au film à proprement parler.


Le film est une bonne surprise!
Nous racontant les aventures d’Adonis, fils caché du légendaire boxeur Apollo Creed, grand rival devant l’éternel de Rocky et tragiquement décédé dans Rocky 4, ce film renoue avec l’esprit du premier Rocky et ça c’est très très cool!


Comprenez dans le fait qu’il renoue avec l’âme du premier Rocky que ce film nous présente des personnages « cassés », « brisés » par l’existence. Que cela aille d’Adonis qui malgré un confort de vie conséquent se sent perdu et malheureux car sa mère lui impose une vie à l’opposé de ses aspirations, que ce soit Rocky qui se retrouve seul, sur le déclin, paumé dans une nouvelle époque qu’il ne comprend plus ou encore que ce soit le love-interest du héros condamné à la surdité à court terme; chaque individu de ce film relève du pathos.


Et cela m’évoque forcément le premier film qui évoquait un certain misérabilisme et aussi un côté brut, sans belles circonvolutions pour présenter l’oeuvre.
Car oui, cette septième itération cinématographique issue de l’univers de Rocky sent bon la sueur, le cuir, l’effort et la procrastination. Et cela fait du bien.
Les ingrédients d’un Rocky se retrouvent tous ici bien mis en scène.
Le drame social, l’entraînement, les combats; tout est très bien présenté et réalisé.
En témoigne le combat de boxe entièrement tourné en plan séquence. Bravo et chapeau au réalisateur!


Chapeau aussi aux acteurs qui campent leurs personnages avec émotions et convictions.
L’acteur jouant Adonis (une étoile montante du cinéma américain depuis quelques années) est convaincant, assurément, mais ce n’est rien comparé à Stallone qui sait toucher notre corde sensible. Rocky dépose les armes et nous désarme par la même occasion par son interprétation ô combien touchante.
Quel bel hommage à son personnage phare dans ce film.


Malgré quelques moments de flottements, on ne peut que louer le travail de Ryan Coogler à la réalisation. Il a su mettre au goût du jour une saga épique sur le courage et l’abnégation.
Bravo à tout ce petit monde qui a porté ce film.
On est devant un superbe passage de flambeau nous touchant en plein cœur. Les combats sont d’une efficace intensité tout comme les moments de tristesse.
Je pense que la saga est repartie sur de bonnes bases avec le personnage d’Adonis et il faut que cela continue dans ce sens. En appuyant sur l’humain.


Et que les irréductibles qui continuent de dire que Stallone n’est qu’une machine de muscles qui ne sait pas jouer se taisent…définitivement. Ou qu’ils aillent regarder Copland si ce film ne leur suffit pas.


Ma note:8/10.

2 réflexions au sujet de « CREED (2016) »

Laisser un commentaire