Eddie The Eagle (2016)

Ce mois-ci dans le Pop-Corn Ciné Club, l’heure était aux sports et c’est donc un film sportif qui fut choisi. Et quelle ne fut pas ma satisfaction d’apprendre que c’est Eddie the Eagle qui sortit à la sélection de septembre! Je voulais voir ce film à sa sortie l’année dernière mais n’en eut pas l’occasion. Ce choix fut donc pour moi une séance de rattrapage bien agréable.

 

Eddie the Eagle raconte l’histoire vraie (bon, certes un peu romancée) de Michael « Eddie » Edwards, un anglais qui rêvait depuis l’enfance de participer aux JO. Malgré les moqueries, sa condition physique et un manque de soutien évident; il garda cette volonté inébranlable et réussit à la surprise générale à se qualifier pour les JO de Calgary de 1988 pour l’épreuve de saut à ski.
Discipline inattendue (surtout pour un anglais) qu’il va réussir à dompter avec l’aide de Bronson Peary, un coach atypique.

 

Et le duo va finir par marquer les esprits lors de ces JO d’hiver…
Déjà, pourquoi je voulais voir ce film alors qu’il est sur le sport (genre de film dont je me fiche pas mal) et qu’en plus il concerne le saut à ski (non mais sérieusement, qui est passionné par cette obscure discipline)?

 

Tout simplement car il est interprété par Taron Egerton (le jeune Eddie) et Hugh Jackman (le coach) en têtes d’affiche et que j’adore ces acteurs. Et aussi car il ressortait de la bande annonce une sensation de feel good movie assez barré qui me donnait envie.
Avais-je raison?

 

Plutôt, oui.
Le film bien qu’étant un biopic ne sombre pas dans le pathos assez caractéristique de ce genre de film. Il évite le piège du social et de l’apitoiement comme on le voit à chaque fois dès lors qu’il s’agit de parler d’un sportif conspué cherchant à se surpasser. On est à des années-lumière du mélodrame.
Ici, on rit, on sourit, on se bidonne et on se prend énormément d’affection pour Eddie qui paraît parfois bien benêt tant il reste buté à l’idée de participer aux JO alors qu’il est évident qu’il n’y gagnera jamais rien.

 

Evidemment, ce Eddie the Eagle fait penser à rasta Rockett par bien des aspects.
Mais je trouve son humour mieux dosé.
Forcément on évite pas les clichés et le sentimentalisme à deux balles. Effectivement, le film ne vole pas bien haut niveau réalisation même si certaines scènes s’avèrent assez jolies avec des décors saisissants et même si parfois on ressent une pointe d’orgueil chez le réal qui se dit : »mais merde, je vais pas me laisser porter par cette histoire douce et gentillette juste! Je vais faire une ou deux scènes avec un peu d’ambition filmique quoi, faut pas déconner! ».

 

Mais la sauce prend.
Cela fonctionne car le duo d’acteurs est au taquet. Egerton qui accepte de s’enlaidir pour ressembler au personnage réel est très bon et Jackman, ben c’est Jackman quoi…, c’est la classe.
Et aussi car le ton est diablement juste. 
Il y a du pathos sentimentaliste gentillet dégoulinant, la fin est ultra attendue…Mais ce film reste une petite sucrerie à déguster tranquillement chez soi qui fait rire et qui attendrit. C’est tout ce qu’on lui demande et il le fait plutôt bien.

 

Il y a dans le jeu d’Egerton et dans l’oeuvre en général; un mélange d’inconscience, de vantardise et de bêtise qui est calibré juste ce qu’il faut. Donnant au tout une franchise juvénile rafraîchissante.

 

Ce film sur la victoire à travers la loose, sur l’abnégation et le don de soi; est un classique du genre qui n’évite pas tous les poncifs qu’il trimbalera tout du long de son visionnage mais reste un divertissement bien agréable et survolé par des acteurs à qui on n’a plus rien à apprendre.
C’est donc sans crainte que je le conseille et que je dis avoir apprécié de le voir.

 

Ma note: 7,5/10.

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