Independence Day (1996)

Qu’il est bon parfois de se replonger dans les films qu’on aimait regarder durant notre enfance.
Et Independence Day en fait indubitablement partie.
Film catastrophe, plus SF, plus un peu d’humour et d’action; il n’en fallait pas plus pour émoustiller un jeune garçon féru d’aventures. Mais 20 ans après, le film a perdu de son aura. Autant auprès du public que de votre hôte.
Forcément, le regard critique s’est depuis posé sur ce blockbuster phénomène de l’époque et le constat final n’a pas épargné le film.
Crétin, patriotique à outrance, nanardesque par bien des aspects; l’œuvre qu’enfant j’appréciais regarder est devenu un plaisir honteux à suivre.
Qu’importe, c’est avec nostalgie et délectation que j’ai décidé de me replonger dans ce petit bijou so nineties.
Et force est de constater qu’ après avoir revu ce film majeur des années 90 (qu’on le veuille ou non il a marqué son temps), je ne peux nier l’avoir plutôt apprécié.
Car derrière les discours patriotiques du président américain, le cabotinage insupportable d’un Will Smith qui verra sa carrière cinématographique lancée grâce à ce film (pour le meilleur et surtout pour le pire malheureusement, que j’le hais ce type!), les facilités et raccourcis scénaristiques édifiants de bêtises (on se souvient tous de comment David trouve la solution pour éradiquer la menace Alien… »allez, lève toi tu vas attraper froid. » -« Mais oui, mais là voilà la solution! Je vais leur donner froid, je vais implanter un virus dans leur vaisseau mère! ») ; l’on ne peut nier que le but premier du film est accompli. Et plutôt avec brio!
Car le divertissement, le grand spectacle, sont là!!! Et ils frappent fort!
Il faut savoir qu’à l’époque c’était un grand choc pour les américains de voir la Maison Blanche balayée comme un fétu de paille en quelques secondes. Même si avec le recul, il nous apparaît évident que c’est une maquette qui finit en lambeaux.
L’on peut à juste titre pester sur le réalisateur Roland Emmerich car il fournit globalement des films de faible qualité ne cherchant jamais à trop intellectualiser son œuvre; mais l’on ne peut nier que niveau destruction à grande échelle, ce type est le Motherfucking Master.
Et en nous replongeant dans l’époque, il faut dire qu’à ce niveau là le film s’avérait plutôt impressionnant et réussissait parfaitement à époustoufler et à en mettre plein les mirettes.
Le blockbuster est total et réussit parfaitement son office en empilant les liasses de billets verts niveau recettes.
Alors oui, l’ensemble est crétin.
Même un acteur comme Bill Pullman fait de la peine dans ce film.
Seul l’incroyable Jeff Goldblum s’en sort haut la main interprétant son personnage de scientifique légèrement névrosé avec malice. Puis c’est Jeff Goldblum quoi! Il arrive à sauver un film des abîmes de la médiocrité par sa seule présence!
Avec le recul, on regarde ce film plutôt agréablement finalement. En posant un regard condescendant plein de tendresse sur les conneries qu’il distille au fil du scénario. Lui pardonnant ses égarements car la générosité d’un casting constellé de clichés outranciers ne peut finalement pas être prise qu’au premier degré. Non?
Bref, on se divertit, on rit avec et à l’encontre du film mais on ressort contenté du visionnage car le film possède encore ce doux parfum du film qui ne se casse pas la tête à chercher à nous sortir quelque chose de crédible et/ou de cohérent. Se contentant de nous amuser et de nous étonner avec ses envahisseurs crétins.
Un plaisir coupable comme je le disais précédemment…
Puis, vous ais-je dit qu’il y avait Jeff Goldblum dans le film?

Ma note: 6/10.

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