Korn-The Serenity of Suffering

Qu’attendre encore d’un groupe comme Korn? Groupe qui depuis plus de 10 ans semble s’acharner à s’enfoncer dans la médiocrité musicale. S’évertuant à sortir des albums à un rythme effréné (déjà le douzième album) , le groupe sera vraiment pas passé loin de la catastrophe musicale irréversible ces dernières années. Après des tentatives plus que moyennes de se la jouer industriels et pop , un odieux et abject album de dubstep (The Path of Totality fait véritablement mal aux oreilles…), une tentative de renouer avec le son des origines complètement loupé (le navrant Korn 3: Remember Who You Are…) et dernièrement un album qui sortait la tête de l’eau (The Paradigm Shift, pas révolutionnaire non plus et toujours trop pop) qui nous laissait entrevoir un petit espoir de retrouver un Korn à nouveau inspiré et arrêtant de se chercher; voici qu’ils débarquent avec ce Serenity of Suffering. Nouvel opus annoncé comme le plus lourd depuis belle lurette.
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Malgré une pochette horrible qui semble mixer toutes les pochettes et idées précédentes du groupe ( ce qui est vachement bon signe…) et des textes qui confirment que Korn ne sait pas écrire sur des sujets nouveaux depuis plus de 20 ans; nous avons là leur meilleur album depuis, depuis, ben depuis que j’étais au collège sûrement.
Incoryable! Ils ont retrouvé un semblant de créativité. Bon, je suis un peu dur car cela était déjà amorcé avec l’album précédent. Mais là, ça y est, ils ont réussi à nous ressortir un album potable.
Certes, les textes comme dit précédemment sont toujours aussi peu inspirés (le monde est méchant, les parents sont pas cools, la société craint, je me sens incompris, gnia gnia gnia) mais la musique est relativement correcte.
Retour de sons lourds, des rythmes binaires (bon c’est facile musicalement mais c’est le style Korn quoi) efficaces et donnant envie de headbanger comme un débile. Les vociférations de Jonathan Davis sont agréables et pas poussives pour une fois.Mélange entre leur son old-school et leurs envies d’électro récentes, cet album a une ambiance agréable et enfin maîtrisée. Alors oui, Korn utilise en boucle la même recette.
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C’est à dire: je fais un couplet bien lourd avec de bons riffs bien néo-métal, j’enchaîne avec un refrain chanté musicalement plus pop et accessible sans oublier les 20- 30 secondes (de préférence en milieu de morceau) dans lesquelles faut que les guitares se fassent plus lancinantes et déglinguées et où je dois hurler/susurrer car faut pas oublier que Korn est un groupe qui a une certaine image de folie et de dangerosité à conserver.
Cet album ne révolutionnera rien et se trouve loin derrière les premiers albums du groupe qui, eux, avaient véritablement un soupçon de folie et de crasse dérangeante sans devoir passer par les sonorités électro pour qu’on le remarque mais ce Serenity of Suffering est un bon album très bien mené. Un ensemble cohérent, entraînant et agréable à écouter.
C’est un service minimum au niveau de l’originalité (certains morceaux restent encore trop peu inspirés) mais il possède des riffs intéressants, des moments de bravoure, une bonne ambiance ainsi que du glauque très soigné.
Les musiciens semblent à nouveau prendre plaisir à composer, Jonathan chante correctement et des morceaux tels que The Hating, Black is the Soul, Take Me ou Insane valent le voyage.

Ma note:7/10.

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