LA CH’TITE FAMILLE (2018)

Et ben c’était vraiment de la merde…

Bonjour à toutes et tous, aujourd’hui je vais prendre sur moi pour essayer de vous parler du dernier méfait en date de Dany Boon. Film catastrophe affublé du ridicule sobriquet qu’est « la Ch’tite famille », cet étron se révèle encore bien pire au visionnage que l’était déjà le navrant et pathétique Raid Dingue du même gars sorti l’année dernière…Rappelez vous ma chronique dépitée… Et là, c’est encore bien pire. Je suis tellement consterné et au bout de ma vie suite à cette heure trente de film qui m’a semblé une éternité que je n’ai même pas envie de débattre sur le film. D’en parler. C’est juste une daube de plus. Qui se complait dans le misérabilisme et le néant de l’inventivité. Ah, ça, j’étais mal devant ce méfait cinématographique. Je convulsais. Clairement…

Bref, ça parle d’un mec architecte, snob, prétentieux, sale con arrogant, riche, qui a renié sa famille du nord car il en a honte et car dans le milieu pédant parisien ça ne le fait pas d’avoir des origines beauf. Il va subir un accident qui va le faire régresser à ses 17ans (perte de mémoire suite au choc) et va revenir à l’état « Ch’ti » qui fait si honte à sa femme et dont il avait tenté de se débarrasser pour s’intégrer au puant microcosme parisien. Bref, il va peu à peu renouer avec sa famille et se faire pardonner de les avoir mis de côté, sa femme va peu à peu finir par accepter ce qu’il est, il va apprendre une grande leçon de vie comme quoi il ne faut jamais renier ses origines, et il va couper les ponts avec tous les méchants et néfastes parigos qui ne connaissent rien aux vraies valeurs de la vie…Quoi? Je vous ai raconté tout le film?…Ben on s’en fout nan? Vous n’aviez pas deviné ce qui allait se passer dès le début? Vous n’aviez pas subtilement démêlé les codes de ce scénario alambiqué que l’on a déjà vu dans des tas d’autres films, téléfilms, séries télé, dessins animés, fan fictions d’enfants de 10 ans? C’est tellement convenu, consensuel et prévisible que même un discours de Miss France arriverait à me surprendre face au déroulement plan-plan et sans aspérités de cette merde filmique.

Regardez moi ça! Une belle brochette de c…Peut-être même les premières places…

Bref, tout y est convenu et ultra prévisible. Les acteurs en font des tonnes, n’hésitant pas à faire passer les Ch’tis pour de gros abrutis décérébrés même pas capables de prononcer correctement des voyelles. Dans Bienvenue Chez Les Ch’tis, Dany Boon arrivait à rendre les Ch’tis sympathiques en leur donnant une image chaleureuse, conviviale et touchante en appuyant gentiment sur la fierté de leurs différences et de leurs racines; ici le film préfère en faire des beaufs en voitures tunées qui vivent dans des caravanes, qui appellent leurs gosses Britney et qui bouffent des légumes imbibés d’essence…Mais que s’est-il passé??? Parce qu’en plus de chier sur les Ch’tis, le sieur Boon chie sur les parisiens, tous forcément méchants et malpolis car de la ville et fermés sur eux-mêmes, sur les architectes qui sont forcément condescendants et hautains car riches et au dessus de la plèbe…En gros le mec chie sur tout sans aucune subtilité. Les traits sont tellement grossis que la comédie ne marche plus. Tout y est tellement cliché à outrance que ça en devient pathétique et gênant. C’est juste du foutage de gueule et du gros manque de respect.

Une belle brochette de beaufs.

De toute manière, toute la clique autour du film est tellement déconnectée de la réalité…Il n’y a qu’à voir les caméos de Kad Merad, Arthur, Claire Chazal et Pascal Obispo dans leurs propres rôles pour comprendre qu’on à là affaire à un produit formaté TF1 qu’on va nous vendre jusqu’à l’écœurement dans des émissions débiles de la télé où l’on est habitué à voir toute cette bande se lécher la pomme comme des connards se gargarisant du talent fou qu’ils sont persuadés d’avoir. « Vendredi Tout Est Permis » est réuni dans ce film pour rire entre eux de leur propre merde, laissant le spectateur de côté. Puis ça joue mal en plus. Car ça fait pas les choses à moitié dans le film, attention, messieurs dames, rien ne nous est épargné! Il n’y a qu’à voir la scène de Claudia Tagbo pour comprendre que tout cela n’est que pistons et arrangements entre potes. Mais d’où a-t-on cru qu’elle était actrice celle-ci? Putain ce qu’elle est mauvaise! Faire une fois un sketch drôle dans le « Jamel Comedy Club » où l’on danse en dandinant ses fesses ne fait pas de nous quelqu’un de talentueux. Et encore moins de nous un acteur…Bref, y’a rien à sauver dans ce produit formaté et pensé juste pour faire du chiffre. Du pognon en présentant un film réfléchi dans ses moindres détails pour ne pas effleurer les consciences, ne pas faire réfléchir et être digéré comme si rien ne s’était passé. C’est d’un navrant. Les mecs ne cherchent même plus à être originaux dans leur histoire, dans leurs blagues ou autres. Tout est du déjà vu, du recyclé qui fleure bon les films nazes des années 90. Même des séries déjà cataloguées ringardes comme « Soeur Thérèse .com » ou « Père Et Maire » savent faire preuve de plus d’inventivité. Si le cinéma est le septième art, ce film n’a clairement rien d’artistique. C’est juste la négation du cinéma dans son essence la plus pure. C’est la culture du vide, des « Anges de la Téléréalité », c’est la culture de l’acceptation du déclin de notre société qui consomme sans même chercher à se poser de questions, cest flippant à mort quoi.

Ah les cons! On va se faire un paquet de thunes grâce à eux avec notre merde là!

Puis que c’est pas drôle! Dès le début du film avec la vanne totalement naze du lavage à sec, du « dry cleaning »; le ton est donné. C’est lourd, grossier, puis long, très long et répétitif…Toutes les blagues du film seront du même acabit. Que ce soit le running gag des dos bloqués, de la mobylette ou autre. C’est fait sans inventivité, sans se fatiguer. Comme tout le reste quoi. La réalisation est faite sans âme, sans originalité, sans passion. La musique mélodramatique de violons et de notes de pianos qui intervient à chaque moment émotions du film est une resucée sans saveur déjà entendue des milliers de fois ailleurs…Le tout est un ensemble pauvre, faisant preuve d’un manque de travail général sur un film envoyé au public avec un total désintérêt. Pensant que cela va forcément fonctionner car l’on y utilise ce qui a déjà porté ses fruits auparavant. Foutage de gueule comme je le disais de pauvres types prétentieux persuadés d’avoir de l’or entre les mains. Alors qu’ils ne proposent qu’une sombre bouzasse imbibée de goudron…C’est lent en plus, mou, le rythme est mal fichu….Pfffff…

Même lui réalise que là il est allé trop loin.

Que ça m’a fait mal de voir Pierre Richard et François Berléand se compromettre dans un tel merdier. J’avais l’impression de voir de bons copains collaborer avec la Gestapo. Que ça m’a fait mal pour la création artistique française de regarder ce truc et de participer à son succès… Mais qu’est-il arrivé à Dany Boon pour entamer une telle descente aux enfers? Ces premières réalisations n’étaient certes pas des chefs-d’œuvre, mais elles s’avéraient tout de même sympathiques, agréables et gentillettes. Là, Boon est devenu une sorte de virus pour l’art cinématographique. Il est tel les religions pour l’humanité. Source de discordes éternelles cherchant à toujours tirer tout vers le bas. Son cinéma est comme le mariage: une acceptation avec le sourire d’une disparition d’un certain mode de vie. Nous sommes les témoins volontaires de la dégradation de l’art et nous n’agissons pas. Nous laissons faire en acceptant cela à cause de ce terrible fléau qu’est la fatalité. S’il pouvait juste arrêter quelques années. Prendre son temps pour son prochain long métrage…Mais il ne nous fera pas ce plaisir. Et c’est terrible.

Là, Berléand réalise dans quel merdier il s’est fourré.

Voilà, sur ces considérations très joyeuses l’on peut conclure que La Ch’tite Famille est un cataclysme dénué de toute âme, de toute originalité, joué et réalisé sans saveur et sans passion, chargé juste d’engranger de l’argent au détriment de toute honnêteté intellectuelle. C’est moche, c’est con, c’est nul, et s’il faut retenir une chose positive de ce film c’est qu’il aura au moins le mérite d’élever au rang de chefs-d’œuvre des films comme « Les Tuche » ou « A Bras Ouverts ». Ah, ça , on pourra pas enlever à Dany Boon qu’il contribue à tirer le reste des productions cinématographiques françaises vers le haut. Chapeau l’artiste!

Ma note: 0/10.

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