Les désastreuses aventures des orphelins de baudelaire – Saison 1 (2017)

Adaptation en série télé de l’oeuvre littéraire du même nom, cette série que je vais appeler Les Baudelaire pour faire plus court, est une des nouveauté Netflix de cette année. Menée par un Neil Patrick Harris ( Barney Stinson dans How I Met Your Mother) dans le rôle du méchant mais abruti Comte Olaf, cette oeuvre ne comporte que 8 petits épisodes.
C’est peu me direz vous, mais en à peine 8 épisodes j’ai malheureusement eu tout le loisir de m’ennuyer…
Donc pour ceux qui ne le sauraient pas encore; Les Baudelaire est l’histoire de 3 enfants; Klaus, Violette et Prunille (un bébé fait parfois en images de synthèse qui ne peut s’empêcher de tout grignoter avec ses dents surpuissantes); qui se retrouvent orphelins suite à l’incendie de leur maison. Ils se retrouvent suite à une série de nombreux désagréments confiés au Comte Olaf, acteur raté et perfide manipulateur qui n’a d’yeux que pour la fortune des orphelins. Olaf va alors leur faire vivre un véritable enfer.


Pour ce qui est de l’esthétique, la série fait merveille.  Évoquant le steampunk ou l’univers gothique déglingué de Tim Burton, les décors sont superbes et nous immergent parfaitement dans l’ambiance de cette oeuvre au ton sombre mais totalement décalé. Le travail sur les couleurs est aussi à noter car les images ont ce petit côté terne qui font écho avec les aventures malheureuses des Baudelaire. Sonnenfeld est à la barre de cette adaptation et cela se ressent. L’homme a déjà prouvé avec ses multiples réalisations (La Famille Addams, Men In Black, Wild Wild West…) qu’il avait toutes les capacités nécessaires pour nous immerger dans un univers déroutant et atypique.


Il en va de même pour les acteurs qui, certes, cabotinent avec plaisir, mais ceci est tout à fait normal pour incarner les personnages haut en couleurs qui composent ces désastreuses aventures. Ils sont tous bons et semblent s’amuser dans ce grand délire sombre. Mention évidemment plus qu’honorable à Neil Patrick Harris qui excelle dans le rôle du Comte Olaf. Respirant la méchanceté mais aussi la bêtise, il nous propose un personnage complètement délirant se grimant à plusieurs reprises pour incarner des personnages toujours plus clichés et ridicules.
C’est un réel plaisir de le voir jouer dans cette série. De plus, c’est lui-même qui chante le générique de la série qui se paye le luxe de changer ses paroles à chaque épisode selon ce qu’il s’y passe.


Dans cette série où les enfants sont bien plus intelligents que les adultes je n’ai pu m’empêcher de m’ennuyer. Ce qui est étonnant vu la folie et le côté grand guignol assumé du tout. Tout cela à cause d’un personnage qui m’agace passablement, Lemony Snicket.
Et oui, l’auteur de l’oeuvre littéraire apparaît dans la série (tout comme il fait partie de l’histoire dans les livres aussi il me semble). Et il me saoule à chaque fois qu’il apparaît! Se contentant de déambuler au milieu des faits et d’énoncer des choses que l’on sait déjà, que l’on vient de voir ou des choses auxquelles on s’attend, il ralentit le rythme du show. Il fait ça plusieurs fois par épisodes! Et ça ne sert à rien! D’aucuns diront que cela contribue au côté décalé de la série. Moi je dirais que c’est un moyen comme un autre trouvé afin de faire 8 épisodes alors que tout cela pourrait tenir sur 6. Ce personnage qui est le narrateur de l’histoire casse vraiment le rythme et ralentit le tout. L’acteur a un bon cachet finalement pour juste marcher et déblatérer un texte qu’il doit lire juste en face de lui.


Je n’accroche pas du tout à ce parti pris scénaristique. Je trouve que c’est une mauvaise idée de mise en scène. C’est bien trop redondant!
Il y a aussi tout le développement scénaristique autour des parents des orphelins qui aboutit a un twist qui m’a fait me dire que tout ceci était encore finalement un remplissage évitable. Lorsque vous découvrirez la révélation autour des parents vous vous sentirez peut être aussi floué comme moi. Pareil, certains trouveront cela malin alors que moi cela m’a juste fait me dire: « wouaw, encore plein de scènes qui s ‘avèrent inutiles et qui ont fait office de remplissage ».
Bref, il y a de l’humour. Des moments vraiment accrocheurs. Une esthétique réussie et je dirai de même pour l’ambiance.
Des acteurs auxquels on ne peut rien reprocher car ils livrent une partition exemplaire.


Mais le tout est assez longuet et même indigeste dans son traitement. Le genre histoires pour enfants mélangé a des faits et a une vision plus adulte, plus mâture dans l’oeuvre confère au tout un décalage qui parfois m’a exaspéré. Par exemple le personnage du banquier qui parfois m’amuse de par sa niaiserie typique d’une histoire pour amuser les enfants mais qui parfois quand le ton se fait plus grave ou plus intelligent réussit à me hérisser les poils par sa connerie; représente parfaitement le sentiment de décalage qui m’habite en suivant cette série.
Mais je pense que cela relève d’un niveau d ‘acceptation du ton de l’oeuvre. Et cela dépend de chaque individu. Il faut croire que pour moi cela ne fonctionne pas complètement.
A Series Of Unfortunate Events
Pour finir je dirai que le tout n’est pas mauvais, loin de là. C’est une série aux qualités évidentes et à la réalisation impeccable. Menée par de solides acteurs elle souffre malheureusement de trop de longueurs et de remplissages laborieux.

Ma note: 7/10.

7 réflexions au sujet de « Les désastreuses aventures des orphelins de baudelaire – Saison 1 (2017) »

  1. J’ai bien accroché à la première saison dans l’ensemble. Je trouve, moi aussi, qu’on aurait pu se passer des interventions de Lemony Snicket mais je crois que ça ne me dérange quand même pas autant que toi x)
    Je pense quand même que l’ensemble va devenir très vite lassant, c’est un peu ce qui me fait peur (ça me l’avait fait avec les livres aussi). C’est toujours le même schéma qui se répète, encore et encore.. Ce n’est pas une série qui va faire long feu selon moi.

  2. J’ai énormément aimé cette série mais je comprends parfaitement ton avis : cette histoire de narrateur, c’est à double tranchant, ça plait autant que ça peut déplaire !

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