Les Gardiens de la Galaxie 2 (2017)

C’est un indéniable plaisir de retrouver la bande de bras cassés qu’on avait laissé à la fin du premier opus. Avec toujours James Gunn aux manettes, cette suite fait tout ce que l’on peut en attendre. C’est à dire appliquer la même recette que le premier mais en toujours plus.
Plus de fun, plus d’humour, plus d’effets spéciaux, plus de musiques, plus de couleurs; bref du plus et encore du plus pour en arriver à parfois trop sur certains points. Mais j’y reviendrai.

 

Six mois se sont écoulés depuis la fin du premier film et l’on retrouve la troupe inchangée (hormis Groot en mode Baby Groot) en mission sur une planète aux autochtones qui s’avéreront  plutôt hostile on va dire. Des suites de cette mission, plusieurs événements vont s’enchaîner (surtout à cause de Rocket) qui mèneront jusqu’à une terrible lutte pour l’avenir de l’univers tout entier. Un classique quoi quand on est gardien de la galaxie! A travers les pérégrinations de la bande, le leader Star-Lord sera confronté à son passé et à ses origines, remettant toute son existence en question. Voilà, voilà, pour ce qui est du résumé exhaustif sans en dévoiler quoi que ce soit.

 

Dès le début du long métrage, on retrouve la patte caractéristique de Gunn et l’ambiance fun et décomplexée qu’il a instillé auprès de ses gardiens. Et la sauce prend de suite. On est contents de les revoir et notre plaisir est non dissimulé. L’ouverture annonce la suite de l’oeuvre. En roue libre totale, se jouant des déroulements tels qu’on devrait s’attendre à les voir s’afficher sous nos yeux devant ce genre de film.

 

Après, qu’on aime ou non les tics du réalisateur, qui sont généralement de désamorcer des moments de tension ou d’action avec une insertion inopinée de ridicule et d’humour, l’on peut dire qu’il excelle dans ce petit jeu. Il n’y a qu’à voir le malin plaisir qu’il prend à ne pas nous montrer l’action qui se passe pour les protagonistes en s’attardant sur des moments moins intéressants et surtout sortant du mainstream du genre super-héroïque.

 

On voit que Gunn a eu les coudées assez franches pour cette suite. Je ne pense pas que Marvel l’ait beaucoup muselé et cela se ressent. Le film est assez couillu et sort des standards du genre Marvelien.
Le délire va parfois très loin et l’on retrouve l’esprit geek et très référencé cinéphile du réalisateur.
Pas mal de clins d’œil et de caméos que je vous laisse le bonheur de découvrir.
Par contre certaines références ne diront rien du tout aux plus jeunes mais qu’importe, le débile régressif des vieux nostalgiques que nous sommes fait mouche.
La bande bien que rehaussée de nouveaux personnages a un temps d’image plutôt équitable. Chaque membre de l’équipe a droit à son développement personnel et c’est plutôt une bonne surprise tant on pouvait craindre que l’histoire ne se concentre que sur Star-Lord.

 

Chaque individu a son importance dans le déroulement du scénario et personne n’est laissé sur le côté. Tant mieux. Niveau satisfaction du geek que je suis, je ne peux qu’être heureux du résultat sur le personnage de Mantis dans ce film. Drôle et terriblement humain, et pourtant selon Drax…Bref
On retrouve peut-être trop aisément les ficelles du premier film avec les traits des personnages bien grossis. Peter Quill est encore plus lourd et séducteur, Rocket irrévérencieux et arrogant, Drax encore plus premier degré…Mais cela marche. On se plaint de l’excès d’humour dans les films Marvel mais ici il est vraiment bien amené et totalement « what the fuck » par moments. Entre débat autour des pénis et partie de baballe bien cliché père-fils, on se retrouve parfois à halluciner devant ce produit estampillé Marvel Studios.

 

Au rayon des effets spéciaux, le tout est assez bien maîtrisé et impressionnant. Le film est un déluge visuel d’images improbables et l’on sent l’utilisation à outrance des fonds verts. A outrance,car le côté mécanique du film s’en trouve diminué. On dirait qu’ils ont tourné comme pour Avatar. Rien ne semble vrai autour de nos héros. Pourtant lez décors sont réussis.
On en arrive néanmoins à ces « trop » évoqués précédemment.
Tellement d’effets visuels que certains piquent vraiment les yeux. En même temps avec un personnage comme Ego la planète vivante annoncé au casting, il était évident que le délire graphique irait loin. Et risquait malheureusement d’être très moyen sur certains plans.
Trop de musiques aussi. Si pour le précédent film la sauce avait bien pris grâce au « awesome mix »; ici Gunn a voulu appliquer la même recette en décuplé. Et c’est trop. Si sur certaines séquences la combinaison musique/ images fonctionne bien, cela devient parfois trop redondant. Trop appuyé. Et lassant.
Il en va de même pour le côté fun de ce délire super héroïque. A vouloir se la jouer trop pop, le film nous place des dégueulis de couleurs à toutes les sauces et à la moindre occasion. Certes, c’est parfois beau et original mais à trop en abuser cela fatigue juste les yeux et l’on ne sait plus où donner de la tête.

 

Mais je pinaille car il est évident que le film est un film de réalisateur. Les Gardiens de la Galaxie 2 transpire le James Gunn par tous les pores. Et si l’on aime ce réalisateur on ne peut qu’adhérer à tous les partis pris de l’oeuvre.
Certains regretteront aussi le fait que les enjeux du film mettent du temps à apparaître mais cela ne m’a aucunement dérangé tant j’ai trouvé agréable de suivre l’équipe dans ces déboires d’avant « grosse révélation » qui lance l’histoire.
Personnellement, je n’ai pas ressenti de flottements dans l’histoire. Le tout est fluide est bien amené je trouve.

 

A noter qu’il y a bien plus de parts d’émotions que dans le premier ce qui contraste avec la dose d’humour supplémentaire injectée dans ce festival filmique multicolore.
Je ne saurai dire si le film est inférieur ou supérieur au premier opus. Tout est affaire d’attentes et de ressentis par rapport à cette nouvelle itération. D’aucuns trouveront cette surenchère de ce qui a fait le succès des Gardiens de la Galaxie bien indigeste et d’autres seront satisfaits par cette décision clairement assumée.
Pour ma part, cela ne m’a aucunement dérangé.
En tout cas, on ne peut dire après visionnage de ce film que les studios Marvel musellent régulièrement leurs réalisateurs. Nous sommes devant un pur film de Gunn tant les délires partent loin, très loin.

 

Et c’est très satisfaisant je trouve. Il n’y a qu’à voir les 5 scènes post-générique (oui, 5!!!) pour s’apercevoir que ce doux dingue a pu faire ce qu’il veut. Le film se paye même le luxe de faire le caméo de Stan Lee (en 2 parties) le plus méta qui soit, même si seuls les fans hardcore de l’écurie Marvel comprendront de quoi il est question.
Une satisfaction pour ma part que j’érigerai au même rang que le premier. Quelques défauts mais qui sont vite balayés par la folie décomplexée de l’oeuvre.

 

Ma note: 8/10.

6 réflexions au sujet de « Les Gardiens de la Galaxie 2 (2017) »

  1. Hello ^^

    Tiens, on a changé la déco, ici ? 😀

    Chouette, je suis contente que le volume 2 soit aussi génial que le 1er car il m’avait fait passer un excellent moment de ciné !

  2. On sort de la séance avec les loulous de 12 et 9 ans. Je suis entièrement d accord avec vous.Tout le monde a adoré même si les enfants n’ont pas compris certaines références 😉 Perso, je dois avouer l’avoir presque préféré au 1er.

Laisser un commentaire