Loin de la foule déchainée (2015)

Loin de la foule déchainée où le film du mois de février que l’on se devait de regarder dans le cadre du Pop-Corn Ciné Club est un film que je n’aurai jamais regardé de moi même.
Ce film est un pur film romantique d’époque adapté du livre du même nom ( Far from the Madding Crowd en VO) et donc ce n’est pas du tout le genre de film que j’apprécie. Mais bon, après tout, je n’étais pas à l’abri d’une agréable surprise.
Malheureusement c’est un gros bof pour moi. Je me suis grandement ennuyé devant. Disons qu’en plus de ne pas m’intéresser par son histoire de départ; une jeune femme qui suite à un héritage heureux se retrouve gérante d’une ferme et devient donc assez aisée dans l’Angleterre des années 1870 qui enchaine les erreurs et les rencontres malencontreuses l’empêchant de finir dans les bras de l’homme qu’elle aime (et inversement) depuis  le début de l’histoire; le film ne m’a jamais surpris.
Je me suis retrouvé embarqué dans une douce ronronnade aux décors naturels certes superbes mais ô combien convenue et prévisible. J’ai eu l’impression de me retrouver devant un ersatz de « Autant en emporte le vent ». Ce fut donc assez pénible pour moi. Tout y est prévisible. Les mauvais choix de l’héroïne sautent aux yeux, les retournements de situation s’avèrent ne plus en être et les personnages sont clichés au possible.
On a le gentil amoureux prêt à dissimuler son amour pour le bonheur de l’héroïne, l’amoureux transi pour lequel on a de la compassion car malgré ses qualités indéniables il est forcément rejeté et friendzoné, le mec chaud et fougueux mais qui s’avère caractériel et méchant, l’héroïne gourde qui se retrouve flouée…
Je ne sais pas comment est le livre de base mais cela sonne comme un roman de gare à l’eau de rose ultra balisé et vraiment destiné uniquement à un public féminin. Cela me révolte de voir que tant d’oeuvres s’avèrent être des best-sellers alors que dès le départ on peut aisément imaginer la scène finale. Surtout quand le déroulement des tergiversations amoureuses de nos protagonistes est d’un conventionnel!
Bref, le scénario s’est écoulé paisiblement et de manière très ronflante tel un ruisseau qui s’écoule sans heurts…
Pas pour moi.
Sinon, artistiquement, le film ne propose rien. Si; quelques faux raccords bien sympas. Un montage assez étrange qui nous perd dans une temporalité jamais très explicite. Du coup, on a des transitions assez obscures. Le reste est d’un niveau assez académique. Rien ne marque réellement et le réalisateur ne fait pas preuve de grande originalité et audace visuelle. Le tout reste assez plat.
En conclusion, ce film ne s’adresse pas du tout à un spectateur tel que moi. En plus l’histoire très balisée et une réalisation terne auront achevé de me maintenir dans un état comateux constant durant le visionnage. Dommage car ce n’est pas ce film qui me fera apprécier le genre.

Ma note: 4/10.

1# PopcornCinéClub : Le Prestige

12 réflexions au sujet de « Loin de la foule déchainée (2015) »

  1. Ouf, je suis rassurée, parce que moi aussi j’ai moyennement aimé. Je me suis ennuyée aussi, et j’attendais quelque chose, mais rien ne venait. J’aurai aimé être surprise, et c’est très convenu. Dommage.

  2. Haha j’ai tellement aimé le film que j’ai dévoré le roman en VO ! 😛 Pour comprendre le succès de ce roman il faut se placer dans le contexte de l’époque, aussi. Bathsheba faisait figure de féministe et d’avant-gardiste, tant les moeurs étaient sévères et codifiées. Et la plume de Thomas Hardy est magnifique. Et franchement, je ne suis pas d’accord avec le portrait que tu fais de Gabriel Oak en « amoureux transi ». C’est un personnage plus profond que ça, et plus éthique aussi, quelqu’un capable de faire passer le bonheur des autres avant le sien, sur qui tout le monde peut compter, et mine de rien de vrais altruistes il n’y en a pas tant que ça en littérature. Bref, c’est un de mes personnages préférés en litté classique. ^^

    1. Comme quoi tous les goûts sont dans la nature. Moi je l’ai trouvée féministe l’héroîne au début du film mais plus ça avançait plus je la trouvais idiote malheureusement. Non l’amoureux transi c’est Boldwood (un truc comme ça je crois) l’autre est il est vrai très altruiste; le play boy fermier quoi.
      Pouah j’ai pas retenu les noms….

          1. En fait je sais pourquoi j’aime bien lire ton blog : on n’est quasi jamais d’accord, ça fait plaisir à mon esprit de contradiction. 😉

    1. Ben moi pas vraiment car un mouton c’est effectivement très bête et ça suit aveuglément un chien de berger. Donc ce suicide de masse est probable. Mais je comprends que ça puisse faire rire car la mise en scène de ce moment est étrange…oui, le film est fade…c’est clair.

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