PACIFIC RIM UPRISING (2018)

Suite de Pacific Rim premier du nom qui m’avait bien plu en rendant hommage à la culture japonaise des méchas et des gros monstres et qui avait été fort bien réalisé par mon chouchou Guillermo Del Toro; ce Pacific Rim Uprising s’annonçait sous de moins bons augures. Déjà, exit le sieur Del Toro à la réalisation et bonjour la bande annonce qui évoque plus les Transformers, les Power Rangers, où je ne sais quelle autre connerie commerciale et colorée dénuée de toute noirceur. Puis surtout, bye bye Charlie Hunnam dans le rôle titre, mon crush gay assurément. Snif, snif…

Le film se passe 10 ans après les évènements du premier. On y suit Jake Pentecost, rejeton du Pentecost du premier film, qui vit de larcins et de trafic de restes de Jaeger. L’humanité panse ses plaies et se prépare à un possible retour des Kaijus, dans l’appréhension de la réouverture d’une brèche vers leur monde. Afin de les contrecarrer, les Jaegers sont toujours fabriqués et améliorés et des soldats sont formés dès le plus jeune âge à dériver au sein des monstres mécaniques. Jake, va alors se retrouver bien malgré lui à devoir rendosser le costume de militaire et de pilote de Jaeger alors qu’il est certain que la Terre ne coure plus aucun risque. Mais le danger peut venir de là où on ne l’attend pas…

Déjà, alors que l’on aurait pu s’attendre à un scénario bidon avec les aliens qui ouvrent à nouveau une brèche sur Terre et renvoient des Kaijus plus puissants pour se venger; l’on constate qu’il n’en est rien dans cette suite. Là où le cheminement de cette nouvelle itération s’avérait ultra balisé, on ne peut que se satisfaire de voir que les scénaristes se sont un peu cassé la tête pour nous proposer une histoire plutôt inattendue. Cela ne se déroule vraiment pas comme on le pensait et la menace est toute autre et nous vient de là où on ne l’attendait pas. C’est plutôt une bonne satisfaction. Au rang des satisfactions, on peut aussi noter que par rapport au premier film, on a enfin des batailles qui se déroulent de jour. Et ça, c’est bon! Enfin de la visibilité et de la lisibilité dans cette suite. Cool.

ça va castagner!

Au niveau du casting, seuls Mako la pilote asiatique du premier ainsi que les deux scientifiques totalement barrés sont de retour. Sinon, on a droit à de nouvelles têtes. John Boyega dans le rôle du héros ne marque pas beaucoup le film se contentant de jouer comme dans les Star Wars, Scott Eastwood (bon sang, c’est dingue ce qu’il ressemble à son père!) ne brille pas non plus par sa présence et se contente de camper le rôle du playboy aux phrases toutes faites. A côté de ces deux têtes d’affiche, une troupe assez anecdotique et peu supportable de jeunes recrues qui s’exercent à devenir de futurs pilotes de Jaeger. Pas mal de clichés et de choses déjà vues avec tous ces nouveaux protagonistes. Entre le mec qui n’assume pas la célébrité de son père et la gamine orpheline qui a grandit dans la rue et qui est donc forcément bad-ass et débrouillarde; on a rien de bien folichon à se mettre sous la dent.

Et ce n’est pas les rares scènes de développement des personnages qui vont nous aider à apprécier ce casting. Très limitées et vite expédiées, ces quelques scènes de dialogues et d’exploration du for intérieur de ce petit monde ne suffiront jamais à ce qu’on s’attache et encore moins à ce que l’on se sente concerné par le futur des personnages. Surtout pour ce qui est de la bande de jeunes soldats. Le pompon revenant à cette étrange histoire de triangle amoureux entre nos héros et un personnage féminin dont on se demande encore pourquoi il a été créé. Juste inutile tout ça.

C’est ça les sauveurs de l’humanité??? Remboursez nos invitations!!!

Bref, tout ce qui est développement des personnages est largement mis de côté au profit de l’action et du divertissement. Et de ce côté là, il y en a. Si vous aviez aimé l’action du premier, sachez qu’il y en a toujours dans ce nouvel opus. Encore plus épique et dantesque, ce Uprising n’hésite pas à voir toujours plus grand et à mettre à l’écran tous les fantasmes de geek que l’on a pu avoir autour des méchas. Et le résultat est plutôt honnête, les effets spéciaux ne dénotant jamais. le tout est très immersif même si le métrage regorge de scènes totalement improbables. Par exemple, comment des monstres d’acier de plusieurs tonnes peuvent courir sur la banquise sans que celle-ci ne cède??? M’enfin…Place au spectacle plutôt. On est là pour ça!

Cette suite ne se hissera pas au niveau du premier tant elle est traitée superficiellement mais reste néanmoins un bon film qui saura divertir et faire rêver les enfants en mal de sensations (et les grands enfants aussi). A noter que l’hommage à la culture japonaise, berceau de tout ce qui est gros monstres destructeurs de villes et robots immenses castagneurs, est immensément appuyé dans ce film puisque la scène de baston finale se déroule en plein Tokyo. J’ai aussi relevé le plus gros troll de toute l’histoire du cinéma. Comment ont-ils pu oser placer ce Meme ultra-culte sur le net en plein milieu de ce film lorsque la tension se fait paroxystique? Délirant quoi!

Alors ça c’est du ver solitaire!

Donc un film pas forcément fameux et très oubliable mais qui ne démérite pas pour son action et son divertissement au rendez-vous. Il n’a pas à rougir face au premier même s’il n’en atteint pas le niveau. La faute peut-être à une absence d’âme et de contenu solide. Néanmoins, l’histoire est inattendue et le visuel satisfait les rétines. cela suffit à en faire un divertissement correct.

Ma note: 6,5/10.

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