SANTA CLARITA DIET (2017)

Nouvelle série comique issue de Netflix, Santa Clarita Diet nous raconte comment une famille bien sous tous rapports vivant dans une banlieue aisée américaine se retrouve chamboulée dans son quotidien lorsque la mère de famille s’avère être devenue un mort-vivant.
Absolument! 
Si le pitch peut vous sembler étrange et déjanté sachez que la série l’est tout autant!
Alors le programme est très très court puisque la saison 1 ne fait que 10 petits épisodes de 30 minutes chacun (le format d’une sitcom quoi en abrégé) et la série s’avale donc très vite (pardonnez le jeu de mot involontaire).
Si j’ai trouvé l’épisode pilote catastrophique dans son humour putassier, ses dialogues ratés et son jeu d’acteur surjoué à l’excès; je ne peux que me féliciter d’avoir poursuivi un peu plus loin.
Car après une introduction assez lamentable, je trouve, de la famille Hammond lors du premier épisode; la série s’améliore peu à peu. Et le tout se regarde assez rapidement et facilement par la suite. Avec un plaisir même non dissimulé.
La série assume à fond son côté décalé, burlesque et clairement too much. Traiter le sujet « zombifique » avec humour n’est pas chose aisée surtout quand le dit zombie garde conscience humaine. La série s’articule donc sous forme d’une constante farce au cours de laquelle il faut subvenir aux besoins alimentaires de la mère sans éveiller les soupçons.
Il y a donc du gore (mais très peu et très léger) forcément et de l’hémoglobine autour de cette quête de nourriture humaine et les situations rocambolesques s’enchaînent à un rythme effréné. Les réactions étranges et plutôt calmes voire stupides des protagonistes principaux mais aussi secondaires contribuent au côté décalé et à l’esprit que souhaite instiller la série. Il en va de même pour le jeu des acteurs toujours en sur-jeu et en cabotinage constant ce qui peut agacer parfois (même souvent pour ma part) mais cela reste raccord avec le ton voulu par le show.
Le ton, justement, de la série en fait à la fois sa force et sa faiblesse. En outre du sur-jeu évoqué plus tôt il faut aussi noter que la série n’hésite pas à nous abreuver de clichés sans grande subtilité. Certains personnages sont vraiment malmenés tant l’usage de ces clichés abusifs se révèlent n’être que leur seul élément de caractérisation. Puis les dialogues s’ils font mouche quelquefois sont parfois vraiment faiblards…
Et j’ai , à titre personnel, réellement du mal avec le personnage de Drew Barrymore qui joue la mère. Je trouve juste que cette actrice ne colle pas au rôle et ne correspond pas à ce qu’est censé représenter le personnage.
par contre, je tire mon chapeau à Timothy Olyphant qui est impayable dans le rôle du père dépassé par les événements qui essaye tant bien que mal de gérer et de conserver un semblant de cohésion dans tout ce bordel. Il est très bon et ses mimiques faciales sont drôles.
Une série comique sans prétention qui malgré une idée de départ originale ne marquera pas les esprits. C’est vite vu mais c’est vite oublié.

Ma note: 6,5/10.

6 réflexions au sujet de « SANTA CLARITA DIET (2017) »

  1. Je suis d’accord pour le personnage de Sheila, que je trouve insupportablement niaise, voire carrément idiote selon les épisodes. Ce surjeu de Drew Barrymore, ok, c’est voulu, mais c’est pas pour ça que c’est digeste (#leule) ou agréable. Heureusement qu’il y a Timothy Oliphant pour compenser un peu l’ensemble parce que sinon, j’aurais eu du mal à terminer la première saison. Cela dit, la palme de l’improbable va tout de même au personnage joué par Carlos Solis (oui, je me rappelle toujours pas le nom de l’acteur, même après huit saisons de Desperate Housewives).
    Chaque épisode reste drôle (dans une certaine mesure) si on le prend indépendamment des autres, mais l’ensemble de la saison est d’une lourdeur… Je vois pas comment on peut réussir une saison deux à partir de tout ce gloubi-boulga =/

    1. Je regarderai la saison 2 mais par curiosité tant je me fiche du résultat final. C’est vrai que pour une série sur la consommation de chair humaine, le tout est ironiquement très peu digeste.

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