SPRING BREAKERS (2013)

Quel enfer, mais quel enfer ce fut pour moi de regarder ce film! Alors c’est ça l’un des plus grands films de ces dernières années selon de nombreux magazines et professionnels du cinéma? C’est ça l’un des chef-d’œuvre du cinéma contemporain? Pfff, comment que ça m’a saoulé dès le départ…Et que l’on ne vienne pas me dire que je n’ai pas compris le sens profond caché derrière ce film. Je pense avoir bien pigé où voulait en venir le réalisateur.

Pour financer leur Spring Break, quatre filles fauchées et sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n’est que le début de leurs aventures qui vont vite dégénérer…

Alors dans ce film il y a entre autres des actrices poseuses comme Selena Gomez ou Vanessa Hudgens pour ne citer que les plus connues. Mais aussi James franco qui, malgré le fait indéniable qu’il joue bien, n’arrive pas à rebooster l’ensemble de cette farce à la sauce MTV. Je dis MTV car ce film se fait l’étendard de cette génération ricaine désabusée et alimentée depuis son plus jeune âge par les clips et la mentalité de cette chaîne écœurante. Le film est l’écho de notre société de consommation putassière,versatile et ne misant que sur l’apparence. Tout est futilité là dedans. Et grotesquerie.

Coucou, nous sommes l’argument de vente numéro 1 du film!

Donc, le réalisateur, Harmony Korine, a voulu nous montrer à travers son film un reflet déformé, exagéré et fortement moqué d’une jeunesse totalement débile, esclave d’un monde futile et superficiel pour qui l’argent et le succès sont des impératifs obligatoires. Tout y est tourné en ridicule, que ce soit James Franco en gangster rappeur complètement débile et outrancier ou la sexualisation carrément exagérée des adolescentes. Le problème, c’est qu’à force de vouloir appuyer sur un fait que l’on connait tous déjà, ben on s’en fout.

Non mais sérieusement, en bon misanthrope que je suis, je sais déjà que notre jeunesse est conne, que les adolescents sont soumis à une culture de soi viciée etc, etc… Je sais bien que la violence et le sexe sont vendus comme du rêve et que la vie leur est promise comme un clip vidéo. On sait déjà que tout ça est pourri et que les jeunes sont des crétins. Alors se taper ça pendant deux heures de film…

En plus le film cherche bêtement à être choquant et/ou déstabilisant avec des scène de sexe et/ou de guns qui en fait ne le sont pas du tout. Le film se veut provocateur mais ne l’assume  pas totalement. C’est montré mais pas trop. C’est suggéré mais habilement caché par la caméra. Du coup, ça fait l’effet d’un soufflé. Cela reste pudibond comme l’Amérique qu’il cherche pourtant à attaquer. Hop, raté mec. Puis ce dégueulis de couleurs à tout bout de champs, censé donner un cachet, une ambiance au film, c’est juste insupportable. c’est parfois utilisé avec intelligence et en rapport avec le propos des images, mais c’est souvent utilisé sans finesse et sans véritable logique. Juste pour nous assommer. Mode MTV je vous dis. Il en va de même pour le montage épileptique, voire chaotique. C’est très vite agaçant et pas forcément heureux dans la construction de l’œuvre. Encore et toujours cet aspect clip de hip-hop ou je ne sais quoi. Mais à force de trop utiliser un procédé pour le dénoncer, et bien ça ne fait plus effet. C’est juste insupportable à force. On a envie de crier au réal: « c’est bon on a compris mec!!!! ». Puis tous ces plans sur les poses suggestives des actrices, sur les hanches, les fesses, et tous ces seins nus dévoilés continuellement à l’écran…C’est censé être provoc? Montrer la superficialité de notre monde? C’est juste chiant et vite redondant. Moi qui adore les seins, jamais j’ai été autant rebuté par des boobs devant un film. On en a juste marre à la fin.

Yo biatch, tu la sens la provoc’ facile là?

Puis la musique électro assourdissante ça va un moment aussi.  Et répéter Spring break à tout bout de champ tel un mantra ça gave vite aussi. Je le redis, c’est bon, on a compris le crétinisme et la futilité des protagonistes. Que l’instant présent est tout ce qui compte pour la jeunesse. YOLO quoi!!! Pffff, fatiguant tout ça…

Comment à t-on pu croire que suivre des idiotes finies serait intéressant? Et des connasses qui puis est! Sérieusement, on a aucune empathie pour elles dès le début du film. Ce sont des pouffiasses imbuvables qui ne pensent qu’à elles. Alors quand il leur arrive des merdes, on s’en fout! C’est même un juste retour de bâton. Aucune pitié! Elles auraient pu se faire violer en réunion que j’en aurai rien eu à secouer tant tous les personnages de ce film représentent tout ce que je déteste dans l’humanité. Et paye les sous-entendus bien réacs du film qui m’ont pas plus du tout. Du genre, la fille qui réagit et se rend compte que ça ne tourne pas rond, qui a un peu de morale et de jugeote s’appelle Faith. Elle croit en Dieu et prie en réunions…Juste puant tout ça…

Mais bon sang, que quelqu’un leur achète un peu de tissu à ces filles!

Avec un final pour lequel l’esthétisme poussé à son paroxysme n’arrive pas à pardonner la connerie et l’improbabilité de ce qu’on voit, je pense qu’il n’y a rien à sauver dans ce film. Ah si, une scène avec du Britney Spears au piano accompagné d’actions à contre emploi (scène qui suffit à elle seule à explique tout le message du film) ainsi que la prestation de Franco parfois glauque et flippante. Voilà ce que je retiens de cette torture visuelle.

Le problème c’est qu’à vouloir faire un film avec des personnages idiots et creux dénonçant une société du vide et du superficiel, ben l’on arrive avec un film abscons bien creux et superficiel justement.

Ma note: 3/10.

 

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