Star Wars – Rogue One (2016)

Premier spin-off de l’univers Star Wars, Rogue one est un épisode s’intercalant entre les épisodes 3 et 4 de la saga. Il raconte comment une équipe de valeureux rebelles se sont rassemblés pour aller voler les plans de l’étoile de la mort des mains du redoutable Empire. Plans qui permirent dans l’épisode 4 de détruire la redoutable machine tueuse de planètes.

Enfin, j’ai vu ce spin-off dont les bandes annonces me faisaient saliver! Bien plus que l’épisode 7 ou bien plus que toute autre éventuelle suite la saga d’origine. Ce qui m’intéressait dans cette idée de spin-off c’était le fait que le réalisateur aurait eu les coudées bien plus libres pour faire un film plus personnel dans un univers aussi foisonnant que celui de Star Wars! C’était très intéressant sur le papier. Faire un film avec une identité propre en exploitant cet univers! Ben…il s’avéra que ce fut pas trop le cas apparemment. Disney, même pour ce spin-off, a apparemment forcé le réalisateur a refaire des scènes et changé son montage final…dommage.

Sinon c’est un bon spin-off. Moi qui trouve que le principe n’est qu’un moyen de plus de se faire du fric en exploitant une licence jusqu’à la déraison. Un moue d’engranger de l’argent sans se fatiguer, juste avec un nom…Là, ce spin-off a un véritable intérêt car il apporte plus de cohérence à la saga d’origine et éclaircit des points de l’histoire principale. On sait enfin pourquoi il y a cette faille débile dans l’étoile de la mort dans l’épisode 4? Enfin un sens à cet illogisme architectural! Rien que ça prouve que ce spin-off n’est pas que de l’opportunisme pécuniaire.

J’ai plutôt été satisfait de ce spin-off. Car Rogue One a une identité. Rogue One est un film avec sa propre ambiance. Ses idées. Avec une directions artistique marquée et différente de celle des films de la saga d’origine. Et pourtant, je me suis retrouvé enfant devant ce film (surtout durant l’acte final) , les yeux écarquillés comme lorsque j’avais 7 ans, à me dire que c’est trop cool ce qui se passe à l’écran. J’ai vécu à nouveau l’effet Star wars qui me faisait tant vibrer. Et ce fut bon! D’autant plus que je n’avais pas ressenti cela devant la prélogie ou devant l’épisode 7.

Beaucoup d’éléments de satisfaction devant ce film.

En premier lieu certaines scènes sont à couper le souffle. Je pense que c’est pour cela que Gareth Edwards a té choisi à la réalisation. Le réalisateur de Godzilla sait filmer des plans puissants et renversants. Il sait montrer a échelle humaine, la folie et la démesure. Et pour l’univers Star Wars c’est parfait. Sur certains plans on ne peut que constater l’impuissance des petits rebelles face à la grosse machine de guerre impériale. C’est beau. Et les cadrages sont saisissants de justesse. Rien que de voir cet énorme destroyer surplombant une ville posée sur un rocher ou de voir courir les rebelles aux pieds des immenses machines de l’Empire dans la bataille finale. Edwards sait nous impressionner et sait flatter nos mirettes.

Puis star Wars n’a jamais aussi bien porté son nom!

Car il y en a des planètes explorées, visitées et bon sang l’on sent que cet univers est en guerre! C’est ça qui me plaisait à l’évocation de ce film et avec certains plans de la bande annonce. Un film de guerre dans l’univers Star Wars! Le pied! Et même si le film n’est pas entièrement un film guerrier, beaucoup de scènes se rapportent à ce genre cinématographique. Et c’est ultra bon!

Le film est sale et plus mature que les autres épisodes. Rien que la scène ou l’on voit une fillette en pleurs en plein milieu du champ de bataille entourée de crasse, de cadavres et de coups de feu…c’est un plan typique des films de guerre. Et voir ça dans l’univers star Wars ça me plait! Puis bordel, les troopers sont enfin sales quoi! C’était tellement ridicule dans les anciens épisodes de les voir dans des combinaisons propres en toutes circonstances…là, ils sont poussiéreux, tachés…cela contribue à donner plus une impression de guerre. la crasse est assez omniprésente dans ce film. Pour les héros aussi.

Question maturité aussi, le film a franchi un cap. La sorte de Han Solo du pauvre du film n‘hésite pas à abattre dans le dos un homme apeuré ça meurt pas mal et  les impacts des coups de feu sont plus puissants et moins impersonnels que dans les épisodes précédents. On s’assoit sur des cadavres…bref, le tout est bien plus viscéral qu’à l’accoutumée et c’est génial. Cela donne un côté bien plus réaliste à cet univers. On sent bien ce monde tiraillé entre deux camps et vivant sous la coupe de l’Empire.

Le parallèle avec la réalité en est que plus fort. On ne peut s’empêcher de penser à tous ces conflits au moyen-orient qui pourrissent la vie des civils ou de penser à la montée de l’extrême droite devant certaines scènes.

Saisissant et percutant.

Certains personnages sont aussi très bien écrits. Comme l’adepte d’arts martiaux aveugle et son compagnon ultra armé. Ils m’ont rappelé le bon souvenir de Han Solo et Chewbacca lorsqu’ils apparaissent dans l’épisode 4. On ne sait rien d’eux et de leur passé et se greffent aux héros rapidement dans l’histoire. Mais en quelques dialogues bien écrits on comprend très vite la complicité qui unit ses deux personnages ainsi que leur background fort.

Vraiment une réussite sympathique. Et comme pour l’épisode 7 , on ressent l’influence du côté du Japon. Si pour le 7 on voyait beaucoup d’emprunts à la patte Miyazaki; ici c’est plutôt du côté des jeux vidéo nippons et des mangas que l’on ressent les influences. J’y ai vu tellement de références et « d’emprunts ». Star Wars a toujours fat ça. Cette saga s’est toujours inspirée et imprégnée des cultures nous entourant et donc cela ne m’a pas choqué.

Puis cet acte final quoi! Dans lequel j’ai retrouvé les batailles spatiales de la saga originale. Avec des plans si évocateurs. Des stratégies de bataille à l’unisson avec celles de l’époque. Ah ces chorégraphies spatiales! Puis le mixage sonore réussi m’a replongé en enfance. Entre les affrontements au sol se déroulant en même temps que ceux en l’air. L’action ayant des plans si proches de ceux des épisodes 4, 5 et 6…je me suis retrouvé enfant devant ces films que je regardais en boucle. Sur moi, la nostalgie a marché à fond! Puis les décors réussis des vaisseaux et de la lune de Yavin (la base des rebelles dans la saga d’origine) ont achevés de me replonger dans ma jeunesse.

Le film est tellement réussi sur certains points que même le personnage « comique » du film, le droïde K2 quelque chose ne m’a pas agacé. C’est dire.

Du coup, dommage que pour certains points le film ne fasse pas merveille.

Si le dernier acte m’a emballé je trouve la première partie du film trop mécanique. Trop téléphonée. pendant une demie heure tout va très vite. L’on passe d’un lieu à l’autre sans se poser clairement et l’histoire devient confuse à suivre. Ajoutez à cela des coupes de montage plus qu’étranges et cela contribue à ce sentiment de début bâclé.

L’amourette entre Jin (notre héroïne) et le héros bad-ass de circonstance est aussi bien trop poussive et mal gérée. certains personnages sont mal introduits et mal gérés. Cela dû au fait qu’il faille exposer toute une division de rebelles en un film et la développer pour aboutir aux évènements finaux.

La musique y est anecdotique, comme pour l’épisode 7. Mais ici, Giacchino a des circonstances atténuantes puisque quelques mois avant la sortie du film ce n’était pas lui qui devait en faire la musique. Le méchant est aussi quelconque et assez ridicule. L’acteur sur-joue et le spectateur a du mal a le situer face au charisme et à la présence des autres ennemis du Star Wars universe que sont Tarkin et Dark Vador. D’ailleurs c’est marrant de voir comme le fait de mettre en scène un personnage aussi emblématique que Vador donne des ailes au réalisateur. La scène ou il apparait avec son ombre menaçante qui grandit, contribuant à réduire le méchant a un enfant étouffé sous cette  aura est une des scènes les mieux réalisée du film.

Des défauts aussi de cohérence et de construction du film. Mais ça on commence à avoir l’habitude avec Disney…

Quel dommage aussi de voir encore une fois un acteur comme Mads Mikkelsen réduit à un si petit rôle. Cet acteur est il condamné a être sous exploité? Puis le personnage joué par Forest Whitaker est en toc. Dur de voir un personnage si mal écrit pour un si grand acteur. Ce saw Guerrera est ridicule, cliché au possible et navrant. La preuve en est c’est que l’acteur le joue mal, très mal. Normal, on ne sait pas situer ce personnage.

Donc des défauts malgré tout pour un film qui développe néanmoins une identité visuelle intéressante et qui a le gros avantage de faire le lien entre la prélogie et la trilogie d’origine. Quelques fans services prévisibles et convenus mais pas trop exagérés non plus (j’en ai vu tout autant dans le 7) qui ne parasitent pas le déroulement de l’histoire principale dans un film qui sait se montrer généreux pour exposer l’univers Star wars. La réussite n’est pas totale mais c’est un spin-off satisfaisant pour ma part. Il fait le boulot. Et plutôt bien.

Je ne suis pas déçu, ni sur le cul non plus. Pour moi il est assez supérieur au 7 qui m’a subjugué dans ses 20 première minutes pour me faire tomber en encéphalogramme plat par la suite. Si ce n’est le méchant qui s ‘avère intéressant, le reste est publiable pour moi. Avec ce Rogue One, je tiens peut être un nouveau film Star Wars avec le 5 que je pourrai revoir sans m’ennuyer et sans passer la plupart des scènes en accéléré.

Ma note: 7,5/1O.

8 réflexions au sujet de « Star Wars – Rogue One (2016) »

  1. Tout à fait d’accord ! J’ai vraiment préféré Rogue One à Star Wars 7, le côté plus sombre est très appréciable (surtout de la part de Disney) … au niveau du taux de survie des personnages on s’approche de Game of Thrones et je ne m’y attendais pas, mais c’est assez logique et j’aime bien qu’on n’ait pas toujours la happy end absolue où tous les gentils sont sauvés comme par magie 🙂 Déçue de la musique par contre, aucun thème marquant, sauf un qui me faisait penser à « Au nord c’était les Corons » (ce qui m’a perturbée tout le long du film… mais c’est pas vraiment la faute de Giacchino), mais c’est difficile de s’imposer après les musiques emblématiques de John Williams. En tout cas, j’ai passé un très bon moment, et la dernière partie est fantastique !

  2. Mince alors… Bon, je ne suis pas une fan de Star Wars à la base, même si je les ai tous vus (plus d’une fois pour certains), et que j’ai vu le dernier au cinéma. Mais pour celui-ci je me suis carrément ennuyée… J’ai trouvé le début carrément décousu, la relation amoureuse qui se met en place m’a gavée, et à la fin j’ai tout trouvé trop long. Et puis Vador était trop gentil, depuis quand il laisse quelqu’un vivre qui merde autant que l’autre capitaine là ? Enfin bon, comme dit, je n’ai pas le même oeil qu’un vrai fan, mais je n’ai pas accroché.

    1. Je ne me considère pas vraiment comme un fan puisque l’âge venant, je n’aime plus les star wars qui m’ont tant bercé enfant.
      Oui, la première partie est décousue comme tu dis. Mal montée. L’amourette est poussive. Mais j’ai plutôt apprécié. Puis Dark Vador n’a pas tout les pouvoirs. On le voit dans l’épisode 4 qu’il est inférieur au chancelier Tarkin et ne peut pas faire tout ce qu’il veut. Il a des comptes à rendre. A l’empereur notamment.

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