Stranger Things – Saison 1 (2016)

Elle a fait un gros buzz avec beaucoup de retours positifs. Vous devez certainement être anti-réseaux sociaux si vous n’avez jamais entendu parler de cette série ces derniers mois; il s’agit bien évidemment de Stranger Things.
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 En une petite saison de 8 épisodes, Stranger Things aura marqué son monde et aura imposé encore plus Netflix comme un remarquable lieu de création de séries de qualités. 8 épisodes hommage aux films de science-fiction des années 80. A ces films avec des enfants comme héros. A ces films d’aventure à la naïveté surannée. Si cela vous fait fortement penser à E.T. par exemple, ce n’est pas anodin.
Et pourtant je n’ai pas aimé les dernières tentatives d’hommage aux années 80. Je pense au film Super 8 que j’ai trouvé nulissime qui se voulait un hommage aux films de Spielberg des années 80…mais la série ne se résume pas à un hommage quelconque peu inspiré. La série ne tire jamais abusivement sur la nostalgie et ne tombe pas du tout dans le pastiche grotesque. Elle a une ambiance rétro très plaisante, une histoire bien menée, bien intrigante et qui donne envie de voir rapidement la suite.
Oui, Stranger Things nous tient en haleine avec cette histoire sur fond d’enlèvement d’enfant, d’expérimentations scientifiques et de monde parallèle. C’est du déjà vu et revu dans les idées mais c’est remarquablement bien maîtrisé et réalisé. La tension, la peur, le suspens; tout est savamment distillé.
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Les interprétations sont aussi convaincantes. L’oubliée Winona Ryder est touchante en mère désespérée suite à la disparition de son enfant. Le shérif (David Harbour) est une révélation. De plus, il n’a pas un physique de beau gosse ultime et ça c’est tellement sympa pour un héros de série actuelle. Un type quelconque pour une ville quelconque quoi. Cela peut paraître anodin mais ça ajoute de l’authenticité au schmilblick.
Et même les enfants, qui sont tout de même la pierre angulaire du show, jouent bien et je ne trouve rien à y redire. J’ai été agréablement surpris par leur prestation. Moi qui trouve toujours les enfants soit insupportables, soit mauvais acteurs, ou dans le meilleur des mondes les deux (grrrrrr, saleté de Jake Lloyd dans Star Wars épisode 1); ici, rien ne m’a jamais outré de la part des jeunots. Un exploit!
Ajoutez à tout cela une ambiance musicale réussie, très marquée années 80 aussi (forcément) et on a là une série vraiment agréable, rondement menée et sentant le pop-corn coca en mode détente durant l’été.
Une réussite.
Puis la série, malgré de multiples références (moi j’ai fortement ressenti la référence Akira en plus de celle des films années 80 mais en même temps Akira brasse tellement large…), propose des idées fraîches et intéressantes. Les écrits sur les murs pour communiquer, l’utilisation des guirlandes électriques, le délire avec le monstre dans les murs, le design du Demogorgon (le monstre de la série); tout cela contribue à l’ambiance globale du show et apporte un petit côté inventif (même si certaines idées font Shining ou autre, je rappelle que rien ne se perd et tout se recycle…on ne peut nier que ce sont des choses peu vues et/ou exploitées dans le genre et donc toujours rafraîchissantes).
Puis ces idées permettent des plans voire des scènes assez iconiques. certaines images s’impriment dans la rétine et ont du mal à en ressortir. Je retiens l’image de la mère aux limites de la folie, hache à la main, assise sur son canapé avec le mur bardé d’inscriptions derrière elle en train d ‘attendre une réaction des innombrables lumières qu’elle a installé autour d’elle. Juste awesome et what the fuck comme il le faut pour de la SF.
Certes, la série ne révolutionne rien et ne fait pas preuve d’un scénario aux multiples rebondissements. Elle n’apporte rien au genre de neuf. Mais elle fait son job avec brio. Elle divertit plus qu’il n’en faut. Et les frères Duffer ont réussi leur coup avec leur série.
C’est juste un grand bol de fun, de nostalgie, de délires geeks (j’avais pas d’autres mots en tête) et c’est tout ce qu’on lui demande. Le cahier des charges est pleinement réussi. Bravo les gars!
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Ma note: 9/10

4 réflexions au sujet de « Stranger Things – Saison 1 (2016) »

  1. Gros coup de coeur aussi pour cette série, j’ai adoré retrouver les différentes références que tu cites (et les références à Stephen King aussi ou à la culture des années 80 en général), j’ai hâte de voir ce que la suite va donner 😀

  2. Hello !!

    Eh bien, même si j’en suis à l’épisode 3, je suis totalement d’accord avec toi ! Par contre, la série était prévue pour une seule saison et j’ai peur qu’on perde ce qu’on a aimé dans la S02. Mais je ne demande qu’à être surprise 😉

    1. Oui, c’est le risque quand les scénaristes décident d’étirer le succès d’une série…J’ai trop souvent été déçu, donc j’ai décidé d’y croire pour Stranger Things 🙂

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