THE CLOVERFIELD PARADOX (2018)

Hosanna messire!!!!! Hosanna!!!!
La suite d’une saga (plutôt ensemble de films étroitement liés dirons-nous) viens de sortir à la surprise générale sur Netflix!
Effectivement, l’univers cinématographique Cloverfield est certainement le plus passionnant actuellement dans le monde du cinéma.
Pourquoi?
Car en partant d’un petit film qui ne payait pas de mine il y a dix ans de cela mais qui s’avéra diablement efficace, l’idée était de développer d’autres œuvres se déroulant dans le même univers mais sans jamais en faire le même genre de film.
Intéressant et audacieux dans une époque où les films issus d’un même univers semblent calqués les uns sur les autres et ne prennent aucun risque (coucou Marvel).
Donc après un found-footage à la sauce Godzilla et un huis-clos/thriller SF; l’univers Cloverfield nous revient avec un film se déroulant dans une station spatiale nous évoquant le space survival.

Suite aux pénuries d’énergies sur terre et aux risques grandissants de guerre entre les pays puissants pour justement s’approvisionner en ressources de plus en plus rares, une station spatiale internationale appelée Cloverfield est envoyée dans l’espace avec à son bord un accélérateur de particules plus puissant encore que celui se trouvant en Suisse actuellement censé créer une énergie nouvelle inépuisable. Mais manipuler des bosons de Higgs à un tel niveau est de l’inédit et peut soit donner accès à une ressource illimitée que l’on pourrait qualifier de particule de Dieu ou déchirer le continuum spatio-temporel. Bref, c’est une opération risquée…Et vous pouvez aisément deviner quelle option va être décidée pour les bienfaits du scénario catastrophe du film…

Nous avons donc affaire ici à un film qui se situe entre Alien et Sunshine. Deux très bons films desquels ce Cloverfiled Paradox n’arrive malheureusement jamais à atteindre le niveau.
Pourtant tous les ingrédients sont là.
Casting convaincant, mystères, tensions, discours SF proche de la métaphysique; tout est réuni pour nous faire passer un grand moment quoi.

Mais la sauce ne prend pas vraiment. Si quelques bonnes idées visuelles et scénaristiques arrivent à nous captiver, le tout sent trop le réchauffé. On a l’impression de voir un énième film du genre avec les mêmes moments de tensions et les mêmes mises en scène. Rien d’assez novateur pour nous emballer. On est en terrain connu et cela n’atteint jamais le niveau de réalisation et/ou d’audace que l’on est en droit d’attendre pour être un minimum surpris devant ce genre de film.

Ce n’est donc pas désagréable à suivre mais ce Cloverfiled là est bien mineur comparé au reste. Je dirais que c ‘est le moins bon des 3 films issus de cet univers même s’il n’a pas à vraiment rougir ou avoir honte de ce qu’il est.
Il est un film de genre plutôt convenable mais néanmoins convenu.
Son véritable intérêt est peut-être de perpétuer l’univers Cloverfield et de donner un début d’explications à ce qu’il se passe dans les deux films précédents.
C’est bien maigre. Tant pis. La prochaine itération cloverfield-esque nous donnera certainement plus de surprises et de satisfactions.

Ma note: 6,5/10.

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