The Defenders – saison 1 (2017)

Quelle déception! 
En tant que fan hardcore de l’écurie Marvel et notamment de la branche sombre littéraire de la maison d’édition dont Le Punisher, Daredevil, Blade et tant d’autres ont fait les grandes heures; je ne peux que constater les dégâts après ces 8 épisodes poussifs et maladroits du grand rassemblement des super héros Marvel logés chez Netflix…


Annoncé comme un Avengers en plus noir, il s’avère juste que les Defenders ont raté leur coup avec un panache déconcertant…
 Cette série démarre comme un véritable voyage au bout de l’ennui. Raccourcie en seulement 8 épisodes ce qui pourrait être bon signe tant Iron Fist et Luke cage s’ avéraient bien trop longuettes avec seulement 13 épisodes. On se dit alors que Marvel a compris qu’il faille entrer plus rapidement dans le vif du sujet…Mais il n’en est rien. Lenteurs, longueurs…
L’équipe met un temps fou à se rassembler, la série préférant réunir tout ce beau monde après des enquêtes plus ou moins intéressantes (privilégiez le moins) qui aboutiront à les faire se rencontrer pour affronter un ennemi commun. Que c’est poussif, lent et mou!


Ceci a été mis en place afin de réintroduire chaque personnage et de permettre de les resituer avec leur entourage. De (re)voir où ils en sont. Mais cette mise en place est mal amenée et le tout aurait pu être bien mieux géré et introduit.
Du remplissage avec beaucoup de dialogues ineptes. Sur 8 épisodes c’est assez fort quand même…


Le pire étant que pour bien comprendre cette série, il faudrait avoir vu Iron Fist, tant le héros est l’élément central de l’intrigue pour cette saison. Et malheureusement le féru d’arts martiaux est le protagoniste de la série Marvel la moins réussie (et de loin) sur la plateforme Netflix.
Ici, les combats sont tout de même mieux chorégraphiés et le personnage apparaît moins insupportable et moins neuneu même s’il reste le talon d’Achille de la team.
Bon, ok, il faut aussi être calé un peu sur Daredevil, je l’avoue, pour mieux comprendre tous les tenants et aboutissants autour du personnage d’Elektra.


Les scénaristes nous avaient annoncés que la ville que les Defenders étaient voués à défendre bec et ongles dans la série serait mise à l’honneur, apparaissant comme presque une entité palpable dans le show…euhhh…mouais…
Si considérer New York comme un protagoniste de l’histoire et un élément central à l’intrigue consiste simplement à faire de pauvres plans sur le métro et des immeubles à chaque transition entre les différentes storylines c’est bien faiblard. Et ce n’est pas les quelques scènes de Sigourney Weaver qui contemple des buildings ou nourrit des oiseaux dans un parc de la ville qui vont ériger la ville comme une présence primordiale à l’ambiance de la série. Pathétique.


Parlons en justement de Sigourney Weaver dans le rôle du méchant de la série. Si les critiques encensent globalement son interprétation, je n’ai pour ma part pas été emballé plus que ça par l’actrice.
Alors oui, c’est agréable de la voir endosser un rôle plus conséquent et plus travaillé que les derniers rôles qu’elle a pu avoir ici et là relevant plus du caméo ou de la dédicace à sa carrière mais bon…Ce n’est pas suffisant pour moi.


D’autant plus que les ennemis, La Main, société de l’ombre opérant depuis des siècles semble ridicule et bien faible car dépassée par 4 gugusses faisant la justice dans leur quartier. La menace semble bien moins dangereuse d’un seul coup…
Il en va de même pour leur « arme ultime », le Black Sky, qui semble n’être pas très impressionnante au final…


Bref, si la série possède quelques bons moments et quelques scènes dignes d’intérêt; on surnage plutôt dans un enchaînement de combats au poings sans intérêts (il y en a beaucoup et on a vite l’impression de toujours voir les mêmes affrontements; overdose) et dans des enquêtes soporifiques…
S’il est agréable de voir certains personnages secondaires issus des séries satellites tels que Stick, Claire ou encore Misty s’intégrer aussi mal que faire ce peut dans l’intrigue; il n’empêche que leur présence au sein même de la série peut vite virer au ridicule. Le rassemblement de tout ce petit monde dans le commissariat est d’un grotesque scénaristique…


Et puis c’est quoi ces filtres de couleur horribles pour caractériser chaque personnage? 
Cela s’estompe lorsque l’équipe est rassemblée mais durant les premiers épisodes ce choix artistique n’a aucun sens et rend vraiment mal parfois. Overdose, encore une fois.


Bref, Defenders est une série très moyenne. Une véritable déception pour moi tant les personnages ont mieux à offrir que ce faible scénario étiré jusqu’à l’épuisement.
J’ose espérer que la série Punisher, annoncée par Netflix sera d’un tout autre calibre car le personnage est fidèlement retranscrit et interprété avec brio à l’écran. S’il vous plait ne me gâchez pas ce personnage. Snif.


Ma note: 4,5/10.

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