WHIPLASH (2014)

Whiplash est le film sélectionné pour le mois de juillet dans le cadre du PopCorn Ciné Club initié par Popcorn and Gibberish.

 

Chaque mois un film à visionner et à critiquer (je vous invite à rejoindre ce club très sympathique) et je suis bien content que le choix soit tombé sur celui-ci.
Il faut dire qu’à sa sortie Whiplash fut pour moi une jolie surprise, un grand coup de coeur et une magistrale claque dans la tronche.

 

 

Pourquoi?

 

Parce qu’à partir d’une intrigue très maigre sur un jeune batteur qui souhaite prouver sa valeur à un célèbre chef d’orchestre, ce film réussit à nous scotcher et à nous maintenir dans une tension latente durant toute sa durée.
C’est viscéral comme pas permis. Cette quête de perfection du jeune Andrew nous prend aux tripes et on est aussi tendus que lui devant l’écran lorsqu’il joue. Retenant notre souffle et espérant qu’il ne fasse pas d’erreur dans sa partition. On se surprend à l’encourager, à battre le rythme avec lui et à maudire son professeur exigeant et cruel.

 

Le tout tient grâce à l’incroyable investissement des acteurs vedettes, Miles Teller, véritable révélation qui joue de la batterie comme si sa vie en dépendait et J.K. Simmons, qui n’a plus rien à prouver depuis son rôle fort dans la série OZ et qui excelle dans ce rôle pour lequel il campe un homme exigeant, froid, dur et pourtant fascinant.

 

Ce film sent la sueur et le sang. Il nous invite à nous investir autant que le héros, nous simples spectateurs, grâce à une mise en scène qui nous implique énormément. Tout cela grâce au talent de Damien Chazelle (coucou La La Land) qui filme de manière limite psychotique dans des angles qui nous immergent dans le feu de l’action. On joue de la batterie avec Andrew. On l’observe comme si l’on était assis à ses côtés. Ou on le juge comme si l’on était les décideurs de son avenir au sein de l’orchestre. Bref, Chazelle sait tenir une histoire en maîtrisant ses plans. C’est très subtil mais cela se ressent fortement.

 

 

On ressent aussi l’amour de la musique du réalisateur dans ce film et par extension son amour du jazz (recoucou La La Land) et cela fait du bien de réussir à donner de l’intérêt à une musique si sous estimée.
Au final, c’est un étonnant coup de coeur qui m’a fait vibrer et que je conseille bien évidemment au plus grand nombre.
Un film sur lequel il n’y a rien à reprocher. Niveau technique, acting et déroulement de l’histoire; tout est mis en oeuvre pour que notre rétine ne se décolle pas de cette fascinante oeuvre.

 

Ma note: 9/10. 

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